2.5. Le rôle potentiel de la relativité d'échelle dans la morphogenèse du vivant
14
13
12
I l
10
9
8
courbe hyper-exponentielle
Homo saD/ens
Accélération: Tc= 2,3 ± 0,4 Ma
Homo erqaster
Rétroprédlctlon de l'ancêtre
AustralopithèQues
commun aux chimpanzés, go"r.~o~il11 1e~~os-----~
et australopithèques ?
-60
-40
-30
-20
-10
0
Temps (millions d'années)
Figure 2.30. Loi log-périodique appliquée à la succession des grands plans
d'organisation des primates.
L'analyse quantifiée de la morphologie des crânes et mâchoires des singes montre
l'existence de cinq grands plans d'organisation nettement distincts, respectivement
lémurien (prosimien), des singes à queue (simiens), des singes anthropoïdes (singes
supérieurs), des singes bipèdes (australopithèques) et des hommes archaïques
(Homo ergaster) et modernes (Homo sapiens). Ils sont identifiables par leurs degrés
de contractions crânio-faciales, de plus en plus forts, qui se traduisent aussi par
des élargissements corrélatifs de la mâchoire. Un point situé à -10,5 Ma. suggère
la place de l'ancêtre commun aux gorilles, chimpanzés et pré-humains telle qu'elle
est prévue par la génétique. Le diagramme montre une accélération évolutive et
un Tc = 2,3 ± 0,4 Ma. (d'après Chaline, Nottale, et Grou, 1999).
221
Il est apparu que la répartition des dates d'apparition de ces plans
d'organisation correspondant à des bifurcations, événements majeurs
de l'histoire des primates, pouvait être ajustée, avec une haute signification statistique, par une loi d'accélération log-périodique (fig. 2.30). Le
rapport d'échelle est g = 1,736 ± 0,013, un rapport d'échelle trouvé très
fréquemment dans de nombreux systèmes (vivant et non vivant). Le Tc
obtenu pour l'ensemble des primates est de + 2,25 ± 0,80 Ma.
Le digramme montre qu'un prochain point de bifurcation potentiel
se situerait à + 800 000 ans. Notons ici qu'il ne faut pas confondre des
échelles de temps différentes. Notre analyse s'est faite sur des lignées
évolutives, donc sur des échelles de temps global, de l'ordre de la centaine
de millions d'années. De ce point de vue, des écarts temporels de l'ordre
du million d'années sont donc en fait microscopiques. La prédiction du
prochain saut pour la lignée des primates qui contient les hominidés
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courbe hyper-exponentielle
Homo saD/ens
Accélération: Tc= 2,3 ± 0,4 Ma
Homo erqaster
Rétroprédlctlon de l'ancêtre
AustralopithèQues
commun aux chimpanzés, go"r.~o~il11 1e~~os-----~
et australopithèques ?
-60
-40
-30
-20
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Temps (millions d'années)
Figure 2.30. Loi log-périodique appliquée à la succession des grands plans
d'organisation des primates.
L'analyse quantifiée de la morphologie des crânes et mâchoires des singes montre
l'existence de cinq grands plans d'organisation nettement distincts, respectivement
lémurien (prosimien), des singes à queue (simiens), des singes anthropoïdes (singes
supérieurs), des singes bipèdes (australopithèques) et des hommes archaïques
(Homo ergaster) et modernes (Homo sapiens). Ils sont identifiables par leurs degrés
de contractions crânio-faciales, de plus en plus forts, qui se traduisent aussi par
des élargissements corrélatifs de la mâchoire. Un point situé à -10,5 Ma. suggère
la place de l'ancêtre commun aux gorilles, chimpanzés et pré-humains telle qu'elle
est prévue par la génétique. Le diagramme montre une accélération évolutive et
un Tc = 2,3 ± 0,4 Ma. (d'après Chaline, Nottale, et Grou, 1999).
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Il est apparu que la répartition des dates d'apparition de ces plans
d'organisation correspondant à des bifurcations, événements majeurs
de l'histoire des primates, pouvait être ajustée, avec une haute signification statistique, par une loi d'accélération log-périodique (fig. 2.30). Le
rapport d'échelle est g = 1,736 ± 0,013, un rapport d'échelle trouvé très
fréquemment dans de nombreux systèmes (vivant et non vivant). Le Tc
obtenu pour l'ensemble des primates est de + 2,25 ± 0,80 Ma.
Le digramme montre qu'un prochain point de bifurcation potentiel
se situerait à + 800 000 ans. Notons ici qu'il ne faut pas confondre des
échelles de temps différentes. Notre analyse s'est faite sur des lignées
évolutives, donc sur des échelles de temps global, de l'ordre de la centaine
de millions d'années. De ce point de vue, des écarts temporels de l'ordre
du million d'années sont donc en fait microscopiques. La prédiction du
prochain saut pour la lignée des primates qui contient les hominidés
