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2' partie : La théorie d'échelle et le vivant
Figure 2.21. La girafe (Giraffa camelopardalis tippelskirch}. (©cliché J. Chaline}
(Masaï Ma ra, Kenya). Sa robe est caractérisée par de petites taches séparées par
de grands espaces.
Ce phénomène s'apparente aussi au modèle mathématique décrivant la vibration de plaques ou de celle d'un tambour où la fréquence
de vibration enclenche, selon Charles M. V est et Youren Xu en 1983, des
interférences constituant des motifs variés, de plus en plus complexes
selon la hauteur de la fréquence. Ces motifs sont identiques à ceux que
l'on observe sur les peaux des animaux.
La physique intervient donc de façon prédominante pour constituer les
robes animales. Murray fait aussi remarquer que ce processus est cohérent avec le modèle des équilibres ponctués de Gould et Eldredge, dans la
mesure où de longues périodes de très faibles changements évolutifs
sont ponctuées par des courtes phases de véritables buissonnements
de changements évolutifs majeurs.
~ Oscillations et déplacements des populations
La dynamique des populations animales a fait l'objet de nombreux
travaux, notamment depuis les années 70, du physicien australien théoricien converti à la biologie, Robert May 1 , et du physicien et mathématicien américain, James A. Yorke. Ils se sont intéressés aux problèmes
des taux de croissance des populations animales lorsqu'elles arrivent à
une surpopulation et ont montré que l'évolution de chaque population
animale découle d'une équation dite logistique et dépend de la valeur
de k, son taux de croissance effectif. Ils ont étudié la population de
1. Lord (Robert) May d'Oxford.
2' partie : La théorie d'échelle et le vivant
Figure 2.21. La girafe (Giraffa camelopardalis tippelskirch}. (©cliché J. Chaline}
(Masaï Ma ra, Kenya). Sa robe est caractérisée par de petites taches séparées par
de grands espaces.
Ce phénomène s'apparente aussi au modèle mathématique décrivant la vibration de plaques ou de celle d'un tambour où la fréquence
de vibration enclenche, selon Charles M. V est et Youren Xu en 1983, des
interférences constituant des motifs variés, de plus en plus complexes
selon la hauteur de la fréquence. Ces motifs sont identiques à ceux que
l'on observe sur les peaux des animaux.
La physique intervient donc de façon prédominante pour constituer les
robes animales. Murray fait aussi remarquer que ce processus est cohérent avec le modèle des équilibres ponctués de Gould et Eldredge, dans la
mesure où de longues périodes de très faibles changements évolutifs
sont ponctuées par des courtes phases de véritables buissonnements
de changements évolutifs majeurs.
~ Oscillations et déplacements des populations
La dynamique des populations animales a fait l'objet de nombreux
travaux, notamment depuis les années 70, du physicien australien théoricien converti à la biologie, Robert May 1 , et du physicien et mathématicien américain, James A. Yorke. Ils se sont intéressés aux problèmes
des taux de croissance des populations animales lorsqu'elles arrivent à
une surpopulation et ont montré que l'évolution de chaque population
animale découle d'une équation dite logistique et dépend de la valeur
de k, son taux de croissance effectif. Ils ont étudié la population de
1. Lord (Robert) May d'Oxford.
