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2' partie : La théorie d'échelle et le vivant
grande pour permettre aux vibrations de se développer. Le modèle de
Turing s'applique effectivement aux taches de robes animales comme
l'a montré Murray. La répartition des cellules contenant la mélanine,
ou d'autres pigments colorés chez les poissons ou les papillons produit
des structures de Turing. On n'a pas encore identifié les activateurs et
inhibiteurs, intervenant durant les étapes du processus de ce phénomène, mais il semble que ce processus de réaction-diffusion se mette
en place à un moment précis durant la phase embryonnaire et que le
motif dépende de la forme et de la taille de l'embryon, que la croissance
déforme ensuite selon leurs emplacements et selon les conditions aux
limites des équations de réaction-diffusion. Murray en faisant varier
les paramètres, a pu produire tous les types de robes observées chez
les mammifères. Ce sont les rayures que l'on peut observer chez les
poissons-zèbres, les zèbres (fig. 2.19) et les tigres. Par exemple, entre
deux espèces de zèbres, si les rayures apparaissent plus tard au cours
de l'embryogenèse, elles seront plus serrées chez l'adulte que si elles se
développent plus précocement. Les différences de croissance individuelles introduisent des variations individuelles.
Figure 2.19. Les zébrures des zèbres du Sérengeti (Kenya). (©cliché J.
Chaline)
Le nombre de rayures est également lié à la taille de l'embryon; plus
il sera gros, plus elles seront nombreuses.
Si l'on observe les taches réparties sur la robe du corps du léopard
(ou panthère : Panthera pardus), on constate qu'elles se transforment
en rayures sur le bout de sa queue. Il en est de même chez le guépard
(Acinonyx jubatus; fig. 2.20) et la genette (Genetta).
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