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2' partie : La théorie d'échelle et le vivant
Figure 2.13. Chou-fleur Romanesco.
Ce chou-fleur présente une structure fractale typique. On observe à partir du sommet, une double spirale primaire (opposée) de cônes de plus en plus gros, au fur
et à mesure que l'on s'éloigne du sommet. Ces cônes sont eux-mêmes, constitués
de cônes secondaires, disposés en spirale, depuis les plus petits jusqu'aux plus
grands. Ces derniers cônes présentent la même structure en cônes tertiaires. On
distingue donc le même motif, à trois échelles différentes d'observation, depuis
la plus grande à la plus petite. Cette configuration correspond à une structure
fractale typique autosimilaire, puisque le même motif s'observe aux diverses
échelles de la structure. (Cliché F. Gasquez, Trans'tyfipal, UMR CNRS 5561, Biogéosciences, Dijon.)
Ces structures coniques sont parfaitement autosimilaires à trois échelles successives visibles. C'est-à-dire qu'elles ont une forme identique, à
la taille près. Lorsqu'on les coupe en deux, les choux-fleurs présentent
en général13 branchements successifs se faisant selon le même rapport
d'échelle, leur dimension fractale étant reliée au rapport de dilatation,
ou d'homothétie 1 •
Nous avons déjà vu, que le nombre de pétales des fleurs suivait le
plus souvent la suite de Fibonacci, avec semble-t-il, une optimisation de
certaines répartitions, sans doute retenues par la sélection naturelle. Des
spirales identiques à celles des choux-fleurs sont visibles sur d'autres
fleurs comme les tournesols avec 21 spirales dans un sens et 34 dans
l'autre, les marguerites et les cônes de pin, etc.
1. D = Log 13 (13 branches) 1 Log 3.
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