2.5. Le rôle potentiel de la relativité d'échelle dans la morphogenèse du vivant
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On a constaté que la symétrie d'ordre 5 existe uniquement pour la
matière vivante, chez les fleurs, les échinodermes (crinoïdes, étoiles de
mer, oursins irréguliers, etc.) : cette symétrie 5 est une véritable caractéristique du vivant, puisqu'elle est absente dans le monde des cristaux,
où son impossibilité semblait démontrée. C'est pourquoi, la découverte
en 1984, par D. Levine et P. Steinhardt, d'un solide possédant à la fois
les caractéristiques d'un cristal et cette symétrie 5, a mené à la notion
de « quasi-cristal ». Ce phénomène très paradoxal montre l'existence
d'objets non-périodiques. Si l'on coupe la pente du réseau par une droite,
on obtient une séquence de segments courts et longs qui suivent une
répartition non périodique de Fibonacci !
Les fougères sont un autre très bel exemple de structure fractale. Sur
la fougère mâle, on observe trois niveaux de morphologies autosimilaires
de taille décroissante, constitués par une tige centrale portant latéralement des tiges de plus petite taille portant elles-mêmes des feuilles.
Les choux-fleurs sont un autre exemple classique de structures fractales. L'un des exemples le plus spectaculaire est la variété de chou-fleur
Romanesco (fig. 2.13). Globalement, il se présente comme constitué de
cônes disposés selon deux spirales opposées. Ces spirales opposées,
décrites en premier par Fibonacci, qui partent de la pointe du choufleur, sont constituées de cônes de plus en plus grands à mesure que
l'on s'éloigne de cette pointe. Chaque cône des spirales est lui-même
constitué de deux spirales opposées de cônes qui deviennent de plus en
plus grands en partant de la pointe du cône, et ainsi de suite de façon
autosimiliaire.
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