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2' partie: La théorie d'échelle et le vivant
verts dans la météorite martienne ALH 848001 et dans les météorites
non martiennes d'Allende (État du Chihuahua, au nord du Mexique), de
Murchison (Australie) et de Foum-Tataouine (Sud-tunisien, 1931). Dans
cette dernière, des globules carbonatés observés par Alix Barrat 50
ans après, et identiques à ceux de la météorite ALH84001, n'existaient
pas sur les fragments collectés au moment de la chute et conservés au
Muséum d'histoire naturelle de Paris. Il y aurait donc eu une pollution
postérieure de globules carbonatés retrouvés dans le sable environnant
par P Gillet. Une analyse microbienne de cette météorite par Benzerara
et al. (2003), montre effectivement des images de micro-organismes du
type des nanobactéries en filaments qui ressemblent à ceux de la météorite ALH84001, mais ces images correspondent selon les auteurs à des
cristaux simples de calcite de tailles micrométriques. Ces recherches,
comme celles de Kirkland et al. (1999), mettent donc en doute la présence originale des nanobes dans les météorites. En effet, ils ont réalisé
plusieurs expériences de précipitation de calcite en milieu inorganique,
organique et biotique avec des bactéries et les résultats ont effectivement
montré l'apparition le premier jour d'objets ronds ressemblant beaucoup
aux nanobes.
Des nanobes existeraient également dans le corps humain (calculs
rénaux, plaques athéromateuses et le sang ... ). O. Kajander, N. Ciftcioglu
et ses collègues finlandais ont montré en 1998, que Nanobacterium sanguineum1 pourrait expliquer la formation de calcifications du foie (apatite).
Ces particules s'auto-répliqueraient en cultures microbiologiques et les
chercheurs auraient identifié une séquence d'ADN. Un dentiste, John
Cisar, a suggéré que l'auto-réplication pourrait correspondre à une forme
inhabituelle de croissance cristalline. Des nanobactéries pourraient
aussi intervenir dans la calcification des artères coronaires comme le
suggèrent les travaux réalisés à la clinique Mayo (Minnesota) en 2004
qui, par des évidences indirectes, ont montré que ces particules de
0,2 nm, qui avaient la forme de cellules au microscope électronique, se
dupliquaient spontanément et qu'elles produiraient de l'ARN en raison
du fait qu'elles avaient absorbé des quantités importantes d'uridine, l'un
de ses composants. Des travaux faits à la NASA en 2005 ont montré que
ces nanobactéries se reproduisaient trois fois plus vite en environnement à faible gravité dans l'espace et qu'elles pourraient représenter un
risque pour les astronautes en favorisant la formation de concrétions
calcaires dans le foie.
1. Organisme Gram négatif.
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