2.5. Le rôle potentiel de la relativité d'échelle dans la morphogenèse du vivant
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tides). Nanoarchaeum equitans, qui appartient aux Archaea, a des cellules
de 400 nm et se développe dans des sources hydrothermales d'Islande
dans l'eau sub-bouillante. Son ARN ribosomal de la petite sous-unité
16S 1 des procaryotes est indétectable par les méthodes classiques et
contient seulement 490 885 nucléotides.
Sur la côte occidentale de l'Australie, un sondage de 3 000 rn de profondeur dans des grès, à des températures de 150° et des pressions de
2000 atmosphères, s'est révélé infecté par des structures filamenteuses
minuscules. Philippa J.R. Unwins et ses collègues (université du Queensland) estiment que ces structures sont des nanobes composés de carbone,
d'oxygène et d'azote et seraient vivants, car ils croissent très vite et ont
des membranes cellulaires. Ils seraient capables de se reproduire et
contiendraient des acides nucléiques, en raison de la réaction positive
avec trois marqueurs de l'ADN. Ils forment des fibrilles enchevêtrées
comme un mycélium de champignon (Actinomycètes).
Des nanobes aux formes sphériques ou en filaments ont également
été découverts autour de la source thermale radioactive François-Joseph
(radium 226 et radon 222) de Badgastein (Autriche) à 45,6°, contenant
de l'aluminium, du silicium, du magnésium, du potassium, du phosphore, du calcium, du soufre et du cuivre. De nombreuses formes de
bactéries y ont été observées par Weidler et al. en 2006 : (Chrenarchaeota,
Preobacteria, Euryarchaeota, Bacteroidetes, Planctomycetes, Nitrospira). L'une
des conclusions majeures de ces travaux est la démonstration que les
bactéries peuvent pénétrer dans des milieux jusqu'ici considérés comme
stériles, par les pores et les fissures des roches. La taille réduite de ces
éléments serait liée à une grande variété de processus géochimiques.
Compte tenu du fait que la vie nécessite au moins une taille de 140 nm
dans un environnement contenant 20 % à 70 % d'eau, les auteurs se
posent la question de savoir si la solution stratégique pour arriver à un
organisme viable ne serait pas l'association structurale des sous-unités
(sphères, segments et hexagones) en un réseau auto-organisé de nanobes
constituant un véritable microbe.
Depuis cette découverte, des nanobes de 20 à 200 nm auraient été
identifiés en 1996 par Mc. Kay dans une météorite d'origine martienne
de l'Antarctique, ALH84001, formée il y a 4,5 milliards d'années, mais
tombée en Antarctique il y a seulement 13 000 ans. Ils auraient également été retrouvés, selon Folk, dans la météorite martienne Dhofar. Les
images des nanobes australiens ressemblent beaucoup à ceux décou1. Cette sous-unité de 1500 nucléotides contrôle la fidélité de la correspondance de la
séquence génétique en protéine lors de la traduction.
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tides). Nanoarchaeum equitans, qui appartient aux Archaea, a des cellules
de 400 nm et se développe dans des sources hydrothermales d'Islande
dans l'eau sub-bouillante. Son ARN ribosomal de la petite sous-unité
16S 1 des procaryotes est indétectable par les méthodes classiques et
contient seulement 490 885 nucléotides.
Sur la côte occidentale de l'Australie, un sondage de 3 000 rn de profondeur dans des grès, à des températures de 150° et des pressions de
2000 atmosphères, s'est révélé infecté par des structures filamenteuses
minuscules. Philippa J.R. Unwins et ses collègues (université du Queensland) estiment que ces structures sont des nanobes composés de carbone,
d'oxygène et d'azote et seraient vivants, car ils croissent très vite et ont
des membranes cellulaires. Ils seraient capables de se reproduire et
contiendraient des acides nucléiques, en raison de la réaction positive
avec trois marqueurs de l'ADN. Ils forment des fibrilles enchevêtrées
comme un mycélium de champignon (Actinomycètes).
Des nanobes aux formes sphériques ou en filaments ont également
été découverts autour de la source thermale radioactive François-Joseph
(radium 226 et radon 222) de Badgastein (Autriche) à 45,6°, contenant
de l'aluminium, du silicium, du magnésium, du potassium, du phosphore, du calcium, du soufre et du cuivre. De nombreuses formes de
bactéries y ont été observées par Weidler et al. en 2006 : (Chrenarchaeota,
Preobacteria, Euryarchaeota, Bacteroidetes, Planctomycetes, Nitrospira). L'une
des conclusions majeures de ces travaux est la démonstration que les
bactéries peuvent pénétrer dans des milieux jusqu'ici considérés comme
stériles, par les pores et les fissures des roches. La taille réduite de ces
éléments serait liée à une grande variété de processus géochimiques.
Compte tenu du fait que la vie nécessite au moins une taille de 140 nm
dans un environnement contenant 20 % à 70 % d'eau, les auteurs se
posent la question de savoir si la solution stratégique pour arriver à un
organisme viable ne serait pas l'association structurale des sous-unités
(sphères, segments et hexagones) en un réseau auto-organisé de nanobes
constituant un véritable microbe.
Depuis cette découverte, des nanobes de 20 à 200 nm auraient été
identifiés en 1996 par Mc. Kay dans une météorite d'origine martienne
de l'Antarctique, ALH84001, formée il y a 4,5 milliards d'années, mais
tombée en Antarctique il y a seulement 13 000 ans. Ils auraient également été retrouvés, selon Folk, dans la météorite martienne Dhofar. Les
images des nanobes australiens ressemblent beaucoup à ceux décou1. Cette sous-unité de 1500 nucléotides contrôle la fidélité de la correspondance de la
séquence génétique en protéine lors de la traduction.
