2.4. L'apport de la théorie de la relativité d'échelle ...
137
!:application de la théorie de la relativité d'échelle
au problème de l'origine de la vie et de son évolution
Dans son exposé de la relativité d'échelle (première partie), nous avons
vu que Nottale a été amené à introduire à côté de l'espace-temps standard,
désormais classique d'Einstein, un espace des échelles qui est l'espace des
résolutions et de leurs transformations, c'est-à-dire l'espace des zooms et
des transformations entre les diverses échelles. La structuration en
échelles des objets fractals se déploie dans cet espace. Les structures
observées sont considérées comme des solutions d'équations différentielles
d'échelle agissant dans cet espace des échelles. Nottale a pu alors décrire
une physique de l'espace des échelles qui a des versions de plus en plus
complexes, depuis la physique classique, « galiléenne », « newtonienne »
(en analogie avec la physique correspondante du mouvement), jusqu'à
une description quantique. I.:espace des échelles est donc l'espace où se
déploient les structures internes de ce qui correspondait à des points
dans l'espace-temps standard et qui n'étaient donc pas structurés dans les
théories précédentes de la relativité restreinte et générale.
Les effets de type quantique de la relativité
d'échelle dans l'espace standard
Nottale a montré que dans cette nouvelle approche très générale, la
dynamique classique se transformait en une dynamique nouvelle ayant
un caractère quasi-quantique naturellement et spontanément capable de
morphogenèse. On entend par là une description en termes de densité
de probabilité qui est donnée par le carré du module d'une «fonction
d'onde», elle-même solution d'équations du type Schrodinger ou Schrodinger
non-linéaire. Mais cette mécanique macroquantique n'inclut pas d'autres
propriétés spécifiques du domaine quantique standard (qui sont en
fait souvent liées à l'élémentarité), tels l'indiscernabilité de particules
identiques ou le paradoxe EPR 1 •
C'est ainsi que l'on s'attend, dans ce cadre, à voir apparaître des
morphologies comme les matérialisations des zones de plus hautes
probabilités. C'est-à-dire que l'on aborde ici une théorie très générale
de l'auto-organisation, en particulier au niveau de la morphogenèse et
de l'évolution morphologique.
1. Voir le formalisme mathématique de la théorie de la relativité d'échelle (quatrième
partie).
Précédent

- 142/429

Suivant