136
2' partie : La théorie d'échelle et le vivant
tions génétiques, de l'existence d'un « cristal apériodique » qui ne sera
découvert qu'en 1950 (l'ADN) et en conséquence de celle, nécessaire, d'un
« code génétique » (également inconnu à son époque), qui serait parallèle
au code morse. Il consacre également un chapitre au problème fondamental de l'entropie et du vivant. .. Un livre qui a beaucoup influencé
les chercheurs.
Cet aspect quantique de l'évolution a ultérieurement été évoqué par
Cairns-Smith et Johnjoe McFadden (1956-). En reprenant les idées de
Schrodinger, ces auteurs envisagent la possibilité que les mutations
« puissent » se faire au niveau quantique. On sait que la dynamique
des électrons, des protons et des autres particules fondamentales est
placée dans le cadre d'une physique particulière, celle de la mécanique
quantique. Et contrairement à ce que l'on pensait, ce ne seraient pas
uniquement les très petites particules qui pourraient lui être soumises,
mais aussi des ensembles plus considérables comme les molécules de
fullerène formées de 60 atomes de carbone. Comme ces molécules ont
un diamètre identique à celui de l'ADN, ces chercheurs ont proposé
l'hypothèse selon laquelle l'ADN, et donc dans le prolongement le code
génétique lui-même, pourrait avoir un« comportement quantique». C'està-dire que les mutations ne se feraient pas uniquement selon un pur
hasard, mais seraient contraintes, facilitées par les organismes, quand
les cellules supportent des stress qui augmentent le taux de mutation
pour se maintenir, comme l'auraient montré Hugues John Cairns 1 (1922-),
Julie Overbaugh et Stanley Miller en 1988. Pour ces auteurs, l'évolution
quantique serait une force qui compléterait la sélection naturelle. Ces idées
n'ont pas eu grand succès, en partie à cause du manque de justification
et de développement théorique d'une telle application potentielle de la
mécanique quantique au vivant et d'arguments précis décisifs relatifs
au vivant.
Cette question peut être, maintenant, reposée de manière différente,
dans le cadre de la nouvelle théorie de la relativité d'échelle de Nottale
décrite en première et quatrième parties. En effet, celle-ci parvient à la
conclusion de la possibilité d'une nouvelle mécanique macroscopique de type
quantique qui ne reposerait plus sur la constante microscopique de la mécanique quantique standard (celle des atomes et des particules élémentaires), la
constante de Planck Ti, mais sur des constantes macroscopiques propres aux
systèmes considérés.
1. Celui qui le premier a démontré en 1963la structure du génome d'Escherichia coli en une
seule molécule d'ADN et sa réplication.
2' partie : La théorie d'échelle et le vivant
tions génétiques, de l'existence d'un « cristal apériodique » qui ne sera
découvert qu'en 1950 (l'ADN) et en conséquence de celle, nécessaire, d'un
« code génétique » (également inconnu à son époque), qui serait parallèle
au code morse. Il consacre également un chapitre au problème fondamental de l'entropie et du vivant. .. Un livre qui a beaucoup influencé
les chercheurs.
Cet aspect quantique de l'évolution a ultérieurement été évoqué par
Cairns-Smith et Johnjoe McFadden (1956-). En reprenant les idées de
Schrodinger, ces auteurs envisagent la possibilité que les mutations
« puissent » se faire au niveau quantique. On sait que la dynamique
des électrons, des protons et des autres particules fondamentales est
placée dans le cadre d'une physique particulière, celle de la mécanique
quantique. Et contrairement à ce que l'on pensait, ce ne seraient pas
uniquement les très petites particules qui pourraient lui être soumises,
mais aussi des ensembles plus considérables comme les molécules de
fullerène formées de 60 atomes de carbone. Comme ces molécules ont
un diamètre identique à celui de l'ADN, ces chercheurs ont proposé
l'hypothèse selon laquelle l'ADN, et donc dans le prolongement le code
génétique lui-même, pourrait avoir un« comportement quantique». C'està-dire que les mutations ne se feraient pas uniquement selon un pur
hasard, mais seraient contraintes, facilitées par les organismes, quand
les cellules supportent des stress qui augmentent le taux de mutation
pour se maintenir, comme l'auraient montré Hugues John Cairns 1 (1922-),
Julie Overbaugh et Stanley Miller en 1988. Pour ces auteurs, l'évolution
quantique serait une force qui compléterait la sélection naturelle. Ces idées
n'ont pas eu grand succès, en partie à cause du manque de justification
et de développement théorique d'une telle application potentielle de la
mécanique quantique au vivant et d'arguments précis décisifs relatifs
au vivant.
Cette question peut être, maintenant, reposée de manière différente,
dans le cadre de la nouvelle théorie de la relativité d'échelle de Nottale
décrite en première et quatrième parties. En effet, celle-ci parvient à la
conclusion de la possibilité d'une nouvelle mécanique macroscopique de type
quantique qui ne reposerait plus sur la constante microscopique de la mécanique quantique standard (celle des atomes et des particules élémentaires), la
constante de Planck Ti, mais sur des constantes macroscopiques propres aux
systèmes considérés.
1. Celui qui le premier a démontré en 1963la structure du génome d'Escherichia coli en une
seule molécule d'ADN et sa réplication.
