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2' partie : La théorie d'échelle et le vivant
Les anciennes théories de l'origine de la vie
Trois groupes de théories ont été proposés pour expliquer les origines
de la vie, celle de la panspermie ou de l'origine cosmique de la vie, objet de
la nouvelle discipline de l'exobiologie et celles exclusivement terrestres
abiogénétiques chimiques à partir d'une soupe chimique originelle ou de la
géochimie des surfaces minérales.
De la panspermie à l'exobiologie:
l'origine des briques du vivant
En 1865, Hermann Richter estime que la vie n'est peut-être pas originaire de notre planète, mais aurait pu provenir des espaces sidéraux; c'est
la théorie de la panspermie, une hypothèse déjà proposée par Anaxagore
au ye siècle avant J.-C. qui croyait que des semences, des germes de vie
se trouvaient répandus dans l'univers et prenaient vie, là où les conditions étaient favorables. Richter évoque un ensemencement du vivant à
partir des météorites, une lithopanspermie. Cette théorie sera reprise par
Hermann von Helmholtz (1871) William Thomson (1824-1907), futur Lord
Kelvin (1871) et même par Pasteur qui recherchera des microorganismes
dans des météorites. C'est Svante Arrhénius (1859-1927) en 1906 qui, dans
son livre L'Évolution des mondes, donnera le nom de radio-panspermie à la
théorie défendant l'idée que la vie avait pu être transportée sur Terre à
travers l'espace par des germes se déplaçant sous l'effet de la pression
de radiation, c'est-à-dire la pression de rayonnement des étoiles, les
vents cosmiques.
Dans les espaces interstellaires se trouvent des nuages interstellaires
provenant d'explosions de supernovae renfermant plus de 130 molécules
variées 1 dont les éléments constituants ont été assemblés dans le cœur
très chaud des étoiles et qui ont pu parvenir sur les planètes, entraînées
par les météorites et les vents stellaires.
Cependant en 1910, Paul Becquerel démontra que les éléments vivants
les plus résistants dans la nature, comme les spores et les graines, étaient
détruites par les rayons ultraviolets, ce qui lui a permis de rejeter la
théorie de la panspermie qui a connu alors une forte régression.
Or, bien que sachant que les rayons ultraviolets tuent les bactéries
et que les températures des espaces interstellaires soient très basse (à
1. Eau, méthane, monoxyde d'azote, monoxyde de carbone (à 11 milliards d'années lumière),
formaldéhyde, cyanure, acide cyanhydrique, acides aminés, sucres (glycolaldehyde
ou sucre à 2 carbones pouvant former du ribose), purines et pyrimédines et des acides
gras.
2' partie : La théorie d'échelle et le vivant
Les anciennes théories de l'origine de la vie
Trois groupes de théories ont été proposés pour expliquer les origines
de la vie, celle de la panspermie ou de l'origine cosmique de la vie, objet de
la nouvelle discipline de l'exobiologie et celles exclusivement terrestres
abiogénétiques chimiques à partir d'une soupe chimique originelle ou de la
géochimie des surfaces minérales.
De la panspermie à l'exobiologie:
l'origine des briques du vivant
En 1865, Hermann Richter estime que la vie n'est peut-être pas originaire de notre planète, mais aurait pu provenir des espaces sidéraux; c'est
la théorie de la panspermie, une hypothèse déjà proposée par Anaxagore
au ye siècle avant J.-C. qui croyait que des semences, des germes de vie
se trouvaient répandus dans l'univers et prenaient vie, là où les conditions étaient favorables. Richter évoque un ensemencement du vivant à
partir des météorites, une lithopanspermie. Cette théorie sera reprise par
Hermann von Helmholtz (1871) William Thomson (1824-1907), futur Lord
Kelvin (1871) et même par Pasteur qui recherchera des microorganismes
dans des météorites. C'est Svante Arrhénius (1859-1927) en 1906 qui, dans
son livre L'Évolution des mondes, donnera le nom de radio-panspermie à la
théorie défendant l'idée que la vie avait pu être transportée sur Terre à
travers l'espace par des germes se déplaçant sous l'effet de la pression
de radiation, c'est-à-dire la pression de rayonnement des étoiles, les
vents cosmiques.
Dans les espaces interstellaires se trouvent des nuages interstellaires
provenant d'explosions de supernovae renfermant plus de 130 molécules
variées 1 dont les éléments constituants ont été assemblés dans le cœur
très chaud des étoiles et qui ont pu parvenir sur les planètes, entraînées
par les météorites et les vents stellaires.
Cependant en 1910, Paul Becquerel démontra que les éléments vivants
les plus résistants dans la nature, comme les spores et les graines, étaient
détruites par les rayons ultraviolets, ce qui lui a permis de rejeter la
théorie de la panspermie qui a connu alors une forte régression.
Or, bien que sachant que les rayons ultraviolets tuent les bactéries
et que les températures des espaces interstellaires soient très basse (à
1. Eau, méthane, monoxyde d'azote, monoxyde de carbone (à 11 milliards d'années lumière),
formaldéhyde, cyanure, acide cyanhydrique, acides aminés, sucres (glycolaldehyde
ou sucre à 2 carbones pouvant former du ribose), purines et pyrimédines et des acides
gras.
