2.3
Historique des théories
de l'origine de la vie
La génération spontanée actuelle,
d'Aristote à Pasteur
L'idée d'Aristote (384-322 av. J.-C.) de génération spontanée actuelle
du vivant s'est maintenue jusqu'au XIXe siècle. On pensait que la vie
pouvait émerger directement du monde inerte sans avoir d'ascendants.
Les traditions populaires faisaient sortir les vers et les grenouilles de
la boue et les pucerons des bambous. L'exemple le plus banal était celui
de l'apparition d'asticots sur la viande en putréfaction. Le combat des
scientifiques contre les partisans de la génération spontanée a duré
très longtemps et il a fallu attendre Pasteur pour en faire la démonstration incontournable. Pasteur réalise diverses expériences dans son
laboratoire de l'école normale supérieure et le 7 avril1864 a donné une
conférence décisive à la Sorbonne. Pasteur triomphait en démontrant
que les micro-organismes sont la cause des fermentations et que leur
multiplication résulte de l'introduction de germes préexistants et non
d'une génération spontanée. La thèse de la génération spontanée actuelle
est enfin officiellement abandonnée : « La génération spontanée est une
chimère 1 ».
Mais lorsque l'on remonte aux origines de la vie, il est bien évident
aujourd'hui, que son apparition ne peut être qu'un phénomène de génération spontanée issue de la sélection naturelle, mais dans un environnement
qui n'a plus rien à voir avec le nôtre actuellement. Nous passerons en
revue les différentes théories et hypothèses proposées dans un cadre
historique avant de proposer les apports de la relativité d'échelle à ce
problème majeur.
1. Pour ceux qui voudraient avoir tout le détail de cette confrontation à propos de la génération spontanée, ils pourront se reporter à mon article << L'énigme de l'apparition de la
vie » publié dans le livre Les Grands Défis technologiques et scientifiques au XXI' siècle. Éd.
Bourgeois et Grou. Ellipses, Paris, 2007.
Historique des théories
de l'origine de la vie
La génération spontanée actuelle,
d'Aristote à Pasteur
L'idée d'Aristote (384-322 av. J.-C.) de génération spontanée actuelle
du vivant s'est maintenue jusqu'au XIXe siècle. On pensait que la vie
pouvait émerger directement du monde inerte sans avoir d'ascendants.
Les traditions populaires faisaient sortir les vers et les grenouilles de
la boue et les pucerons des bambous. L'exemple le plus banal était celui
de l'apparition d'asticots sur la viande en putréfaction. Le combat des
scientifiques contre les partisans de la génération spontanée a duré
très longtemps et il a fallu attendre Pasteur pour en faire la démonstration incontournable. Pasteur réalise diverses expériences dans son
laboratoire de l'école normale supérieure et le 7 avril1864 a donné une
conférence décisive à la Sorbonne. Pasteur triomphait en démontrant
que les micro-organismes sont la cause des fermentations et que leur
multiplication résulte de l'introduction de germes préexistants et non
d'une génération spontanée. La thèse de la génération spontanée actuelle
est enfin officiellement abandonnée : « La génération spontanée est une
chimère 1 ».
Mais lorsque l'on remonte aux origines de la vie, il est bien évident
aujourd'hui, que son apparition ne peut être qu'un phénomène de génération spontanée issue de la sélection naturelle, mais dans un environnement
qui n'a plus rien à voir avec le nôtre actuellement. Nous passerons en
revue les différentes théories et hypothèses proposées dans un cadre
historique avant de proposer les apports de la relativité d'échelle à ce
problème majeur.
1. Pour ceux qui voudraient avoir tout le détail de cette confrontation à propos de la génération spontanée, ils pourront se reporter à mon article << L'énigme de l'apparition de la
vie » publié dans le livre Les Grands Défis technologiques et scientifiques au XXI' siècle. Éd.
Bourgeois et Grou. Ellipses, Paris, 2007.
