2.3. Historique des théories de l'origine de la vie
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-260°), Fred Hoyle (1915-2001) et Nalin Chandra Wickramasinghe (1939-)
reprirent cette idée dans les années quatre-vingt en estimant que les
germes proviendraient des queues glacées des comètes. Ils expliquaient
ainsi également l'apparition de pathologies inédites, devenue la pathospermie.
Les sondes lancées dans le système solaire (Giotto, Véga 1 et 2) ont
montré qu'il existait effectivement, environ 15 % de carbone, dans
les comètes de Haley, de Hale-Boop et de Hyakutake. On attend avec
intérêt les analyses de la sonde Rosetta lancée en 2004 vers la comète
Churymov-Gerasimenko et qui doit l'atteindre en 2014. On trouva également des substances organiques dans la météorite d'Orgueil en France
(hydrocarbures aliphatiques et aromatiques), 70 acides aminés dont 8
acides aminés qui existent dans notre biosphère, dans une météorite
tombée à Murchisson en Australie, sous leur forme racémique montrant
autant de formes lévogyres que dextrogyres : glycine, alanine, valine,
leucine, iso leucine, proline, les acides aspartique, glutamique, mais aussi
adénine, guanine, xanthine, uracile, acétone, urée et éthanol et acides
lactique, malique et fumarique.
D'autre part la Terre reçoit environ 50 à 100 tonnes par jour de
poussières interplanétaires qui nous apportent environ 500 tonnes de
carbone/an. Si l'on sait que les premières phases de l'histoire de la Terre,
entre 4,2 et 3,8 milliards d'années, ont été caractérisées par un bombardement météoritique d'une ampleur considérable, au moins mille fois
supérieure à l'actuel. l'apport de substances prébiotiques intéressantes
semble évident. André Brack estime que la matière carbonée qui fut
apportée par les micrométéorites (2,5 x 10 16 tonnes) représente environ
25 000 fois celle qui est recyclée de nos jours au sein de la biomasse.
Une expérience de Guy Ourisson et de son équipe a montré qu'en
bombardant des cibles de graphite avec de très grandes énergies les
atomes constitutifs des briques concernées, on pouvait obtenir effectivement un certain nombre de constituants du vivant.
Une équipe franco-allemande a démontré en irradiant un acide
aminé, la leucine, dans un synchrotron du laboratoire de Lure (Orsay),
que l'homochiralité pourrait être due à une irradiation dans l'espace
qui aurait produit un mélange asymétrique des deux formes au sein
d'un mélange symétrique au départ, donc racémique. C'est donc dans
l'espace que les acides aminés auraient pu acquérir leur configuration
lévogyre; un argument en faveur de la panspermie.
La théorie cosmique a été étayée plus récemment par Armand Delsemme dans Les Origines cosmiques de la vie. En 1996, un amalgame a
été proposé entre la panspermie d'Hoyle et la théorie de Gaia de James
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