2.2. La vie et ses contraintes
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fonction (pj) montre une division accélérée du lignage par la suppression des divisions du premier stade larvaire. Par contre les mutations
gain de fonction (gf) de lin-14 entraînent la répétition des divisions du
premier stade larvaire et retardent donc la différenciation des lignages
de cellules. On estime que ces gènes agiraient sur la concentration d'une
protéine Lin-14 qui diminuerait au cours du temps, sa concentration étant
divisée par 10 entre les premiers et les derniers stades larvaires. Les
mutants gain de Jonction provoqueraient donc le maintien à un taux élevé
de la protéine, tandis que les mutants perte de fonction l'abaisseraient.
On a même pu montrer que ces mutants jouent des rôles antagonistes.
Chez les organismes dépourvus de phase larvaire, les hétérochronies
dépendent souvent de la chronologie de la maturité sexuelle qui bloque
définitivement la croissance.
• La décélération de l'évolution
Par rapport au développement théorique de l'ancêtre en quatre phases
A, B, C et D, une retardation du développement (ex. : néoténie), ou sa
décélération, sans modification de sa durée, aboutit à un descendant ayant
une taille identique, mais avec une morphologie plus juvénile. L'adulte
descendant a donc une morphologie plus juvénile de type ancestral. Ce
phénomène entraîne un véritable rajeunissement morphologique de la
lignée considérée, un possible retour en arrière d'un caractère donné .
• L'hypomorphose, un développement
tronqué qui miniaturise
Elle se traduit chez le descendant par un développement tronqué,
donc raccourci. En conséquence, le descendant adulte a la taille et la
forme que son ancêtre avait à un âge plus précoce. C'est une véritable
miniaturisation de l'espèce, mais qui peut cependant se reproduire, puisque la maturité sexuelle est déjà effective à la fin de la croissance. Ce
type de phénomène est bien connu dans les archives paléontologiques
où de nombreuses lignées nouvelles apparaissent généralement à partir
d'individus de petite taille par hypomorphose de formes ancestrales.
• L'hypermorphose
À l'opposé du raccourcissement du développement par hypomorphose, se situe l'hypermorphose. Conditionnée par le recul de la maturité
sexuelle, elle a comme conséquence, de prolonger la croissance au-delà
de la croissance présentée par l'ancêtre. C'est ainsi que le descendant
adulte aura une taille beaucoup plus grande et une morphologie exagérant celle de l'ancêtre, qualifiée alors d'hyper-adulte. L'hypermorphose
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fonction (pj) montre une division accélérée du lignage par la suppression des divisions du premier stade larvaire. Par contre les mutations
gain de fonction (gf) de lin-14 entraînent la répétition des divisions du
premier stade larvaire et retardent donc la différenciation des lignages
de cellules. On estime que ces gènes agiraient sur la concentration d'une
protéine Lin-14 qui diminuerait au cours du temps, sa concentration étant
divisée par 10 entre les premiers et les derniers stades larvaires. Les
mutants gain de Jonction provoqueraient donc le maintien à un taux élevé
de la protéine, tandis que les mutants perte de fonction l'abaisseraient.
On a même pu montrer que ces mutants jouent des rôles antagonistes.
Chez les organismes dépourvus de phase larvaire, les hétérochronies
dépendent souvent de la chronologie de la maturité sexuelle qui bloque
définitivement la croissance.
• La décélération de l'évolution
Par rapport au développement théorique de l'ancêtre en quatre phases
A, B, C et D, une retardation du développement (ex. : néoténie), ou sa
décélération, sans modification de sa durée, aboutit à un descendant ayant
une taille identique, mais avec une morphologie plus juvénile. L'adulte
descendant a donc une morphologie plus juvénile de type ancestral. Ce
phénomène entraîne un véritable rajeunissement morphologique de la
lignée considérée, un possible retour en arrière d'un caractère donné .
• L'hypomorphose, un développement
tronqué qui miniaturise
Elle se traduit chez le descendant par un développement tronqué,
donc raccourci. En conséquence, le descendant adulte a la taille et la
forme que son ancêtre avait à un âge plus précoce. C'est une véritable
miniaturisation de l'espèce, mais qui peut cependant se reproduire, puisque la maturité sexuelle est déjà effective à la fin de la croissance. Ce
type de phénomène est bien connu dans les archives paléontologiques
où de nombreuses lignées nouvelles apparaissent généralement à partir
d'individus de petite taille par hypomorphose de formes ancestrales.
• L'hypermorphose
À l'opposé du raccourcissement du développement par hypomorphose, se situe l'hypermorphose. Conditionnée par le recul de la maturité
sexuelle, elle a comme conséquence, de prolonger la croissance au-delà
de la croissance présentée par l'ancêtre. C'est ainsi que le descendant
adulte aura une taille beaucoup plus grande et une morphologie exagérant celle de l'ancêtre, qualifiée alors d'hyper-adulte. L'hypermorphose
