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Développement
de type sauvage
Développement
accéléré
lin-(14pf)
mulation perte-de-fonction
2e partie: La relativité d'échelle et le vivant
Développement
retardé
lin-(14gf)
mulation gain-de-fonction
stades
larvaires
~
0
Développement
accéléré par
la suppression
du stade 1
Développement retardé par
la répétition du stade 1
Figure 2.4. Les gènes hétérochroniques Lin 14 chez Caenorhabditis elegans.
Le lignage du blastomère antéro-postérieur se maintient (à gauche) au cours
du développement normal des quatre premiers stades larvaires. Au centre, les
mutations avec perte de fonction (pf) du gène lin 14 provoquent un développement accéléré du lignage en raison de fa suppression des divisions du premier
stade larvaire. À l'opposé, à droite, fa mutation gain de fonction (gf) du gène Lin
14 entraÎne une retardation dans la différenciation des lignages à cause de la
répétition des divisions du premier stade larvaire (d'après B.C. Wightman, 1. Ha,
& G. Ruvkun, 1993 in Wolpert, 2004).
S. J. Gould et Brian K. Hall ont montré que les altérations chronologiques du développement étaient un processus épigénétique qui
liait le développement à l'écologie et à l'évolution, car elles sont en effet
souvent associées aux fluctuations des paramètres climatiques par le
biais des médiateurs hormonaux et de gènes dits hétérochroniques souvent thermosensibles. On connaît un exemple caractéristique, chez le ver
Caenorhabditis elegans, où l'on a pu déterminer les gènes qui contrôlent
le devenir des cellules à chaque instant du développement. On a ainsi
identifié les gènes qui déterminent la chronologie des divisions de nombreux types cellulaires. Wightman, H. et G. Ruvkun ont pu montrer que
les mutations de deux gènes lin-4 et lin-14 altéraient la chronologie du
développement (fig. 2.4). Ce sont donc des gènes hétérochroniques.
Les mutations de ces gènes provoquent à la fois des développements
retardés et des développements accélérés. C'est le cas du blastomère T
(T antéro-postérieur) qui, dans le type sauvage non muté, présente quatre
stades larvaires successifs (1, 2, 3 et 4) qui donneront naissance aux
cellules épidermiques et aux neurones. Le mutant lin-14 avec perte de
Développement
de type sauvage
Développement
accéléré
lin-(14pf)
mulation perte-de-fonction
2e partie: La relativité d'échelle et le vivant
Développement
retardé
lin-(14gf)
mulation gain-de-fonction
stades
larvaires
~
0
Développement
accéléré par
la suppression
du stade 1
Développement retardé par
la répétition du stade 1
Figure 2.4. Les gènes hétérochroniques Lin 14 chez Caenorhabditis elegans.
Le lignage du blastomère antéro-postérieur se maintient (à gauche) au cours
du développement normal des quatre premiers stades larvaires. Au centre, les
mutations avec perte de fonction (pf) du gène lin 14 provoquent un développement accéléré du lignage en raison de fa suppression des divisions du premier
stade larvaire. À l'opposé, à droite, fa mutation gain de fonction (gf) du gène Lin
14 entraÎne une retardation dans la différenciation des lignages à cause de la
répétition des divisions du premier stade larvaire (d'après B.C. Wightman, 1. Ha,
& G. Ruvkun, 1993 in Wolpert, 2004).
S. J. Gould et Brian K. Hall ont montré que les altérations chronologiques du développement étaient un processus épigénétique qui
liait le développement à l'écologie et à l'évolution, car elles sont en effet
souvent associées aux fluctuations des paramètres climatiques par le
biais des médiateurs hormonaux et de gènes dits hétérochroniques souvent thermosensibles. On connaît un exemple caractéristique, chez le ver
Caenorhabditis elegans, où l'on a pu déterminer les gènes qui contrôlent
le devenir des cellules à chaque instant du développement. On a ainsi
identifié les gènes qui déterminent la chronologie des divisions de nombreux types cellulaires. Wightman, H. et G. Ruvkun ont pu montrer que
les mutations de deux gènes lin-4 et lin-14 altéraient la chronologie du
développement (fig. 2.4). Ce sont donc des gènes hétérochroniques.
Les mutations de ces gènes provoquent à la fois des développements
retardés et des développements accélérés. C'est le cas du blastomère T
(T antéro-postérieur) qui, dans le type sauvage non muté, présente quatre
stades larvaires successifs (1, 2, 3 et 4) qui donneront naissance aux
cellules épidermiques et aux neurones. Le mutant lin-14 avec perte de
