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Photographier les astres en toutes saisons
■ Régler les couleurs
Une image d’appareil numérique au format RAW n’a subi aucune correction de couleurs : elle est très verte
puisque formée à partir de deux fois plus de pixels verts que de pixels bleus ou rouges. La couleur d’une image
en trichromie de caméra CCD doit généralement être aussi ajustée. Dans les deux cas, le premier traitement
consiste à rééquilibrer la balance des couleurs à l’aide de coefficients multiplicateurs attribués à chaque couche
(fonction « Balance RGB » dans Iris). Généralement, les coefficients sont choisis de manière à ce que le fond du
ciel devienne neutre.
Notons que la balance des couleurs des images au format JPEG a été ajustée automatiquement par le logiciel
interne de l’appareil photo. Dans ce cas, une retouche n’est nécessaire que si l’image présente une dominante
colorée résiduelle, due par exemple à la pollution lumineuse. D’autre part, les APN modifiés délivrent souvent
des clichés un peu trop rouges qu’il faut rééquilibrer avec plus de cyan. Ces ajustements peuvent s’effectuer
tout simplement à l’aide de la fonction « Balance des couleurs » des logiciels photographiques.
■ Faire un DDP ( digital development process)
Le « procédé de développement digital » disponible dans les logiciels astronomiques permet d’accentuer les détails
à la fois dans les hautes et les basses lumières. Il est indispensable pour traiter une image br ute réalisée grâce à
un logiciel astronomique. En effet, les clichés n’ont subi aucun traitement lor s de leur conversion dans le logiciel
et apparaissent par le fait extrêmement pâles et délavés. En parallèle de l’application d’un DDP, les seuils de
visualisation doivent être ajustés de manière à ce que l’objet apparaisse cor rectement. Ce type de traitement peut
être également utilisé sur les clichés ayant déjà subi un développement (clichés ouverts avec le logiciel de l’appareil
photo), mais avec davantage de parcimonie.
■ Régler le contraste
Certains photographes se contentent du DDP comme seul et unique traitement à leurs clichés bruts du ciel
profond. Un réglage du contraste dans un logiciel comme Photoshop peut cependant per mettre d’affiner le
rendu. De même, si les clichés bruts ont été ouverts avec le logiciel de l’appareil photo, un DDP a automatiquementété appliqué et vous n’avez plus qu’à accroître le contraste pour améliorer la visibilité des objets faibles. La
fonction « Contraste/luminosité » est très simple mais grossière. La fonction « Niveaux » est préférable car elle
permet des réglages plus fins grâce à trois petits curseurs. Le curseur de droite accroît nettement la visibilité des
faibles détails, mais tend à saturer rapidement les zones brillantes. Le curseur central est intéressant pour ajuster la luminosité sans trop modifier le contraste. Enfin, le curseur de gauche permet d’assombrir le cliché mais
en augmentant également le contraste.
La fonction « Courbes » est sans doute la plus intéressante pour augmenter le contraste des objets faibles sans
saturer les zones brillantes. La droite oblique est étirée vers le haut, le plus souvent à partir du tiers inférieur.
L’éclaircissement du cliché peut ensuite être cor rigé soit en déplaçant le pied de la courbe vers la droite, soit,
ce qui semble préférable, ultérieurement avec la fonction « Niveaux » (curseur de gauche ou central).
■ Optimiser le fond du ciel
Le cliché traité présente souvent un fond de ciel plus clair et coloré que l’image br ute. Le retour à un fond sombre
et neutre peut s’effectuer en ajustant une nouvelle fois le curseur de gauche de la fonction « Niveaux ». L’intérêt
est de pouvoir ajuster chaque couleur séparément, sans toucher à l’équilibre des zones plus lumineuses de l’objet.
Si le ciel présente un gradient de luminosité même infime lors de la prise de vue (objet proche de l’horizon,
légère pollution lumineuse), il sera impossible d’obtenir un fond homogène sur le cliché, même après retrait
d’une PLU. La fonction « Gradient removal » d’Iris permet de réduire ce type de défaut. Cette opération peut
aussi être entreprise dans les logiciels photographiques en créant soi-même un masque àp artir du cliché
Photographier les astres en toutes saisons
■ Régler les couleurs
Une image d’appareil numérique au format RAW n’a subi aucune correction de couleurs : elle est très verte
puisque formée à partir de deux fois plus de pixels verts que de pixels bleus ou rouges. La couleur d’une image
en trichromie de caméra CCD doit généralement être aussi ajustée. Dans les deux cas, le premier traitement
consiste à rééquilibrer la balance des couleurs à l’aide de coefficients multiplicateurs attribués à chaque couche
(fonction « Balance RGB » dans Iris). Généralement, les coefficients sont choisis de manière à ce que le fond du
ciel devienne neutre.
Notons que la balance des couleurs des images au format JPEG a été ajustée automatiquement par le logiciel
interne de l’appareil photo. Dans ce cas, une retouche n’est nécessaire que si l’image présente une dominante
colorée résiduelle, due par exemple à la pollution lumineuse. D’autre part, les APN modifiés délivrent souvent
des clichés un peu trop rouges qu’il faut rééquilibrer avec plus de cyan. Ces ajustements peuvent s’effectuer
tout simplement à l’aide de la fonction « Balance des couleurs » des logiciels photographiques.
■ Faire un DDP ( digital development process)
Le « procédé de développement digital » disponible dans les logiciels astronomiques permet d’accentuer les détails
à la fois dans les hautes et les basses lumières. Il est indispensable pour traiter une image br ute réalisée grâce à
un logiciel astronomique. En effet, les clichés n’ont subi aucun traitement lor s de leur conversion dans le logiciel
et apparaissent par le fait extrêmement pâles et délavés. En parallèle de l’application d’un DDP, les seuils de
visualisation doivent être ajustés de manière à ce que l’objet apparaisse cor rectement. Ce type de traitement peut
être également utilisé sur les clichés ayant déjà subi un développement (clichés ouverts avec le logiciel de l’appareil
photo), mais avec davantage de parcimonie.
■ Régler le contraste
Certains photographes se contentent du DDP comme seul et unique traitement à leurs clichés bruts du ciel
profond. Un réglage du contraste dans un logiciel comme Photoshop peut cependant per mettre d’affiner le
rendu. De même, si les clichés bruts ont été ouverts avec le logiciel de l’appareil photo, un DDP a automatiquementété appliqué et vous n’avez plus qu’à accroître le contraste pour améliorer la visibilité des objets faibles. La
fonction « Contraste/luminosité » est très simple mais grossière. La fonction « Niveaux » est préférable car elle
permet des réglages plus fins grâce à trois petits curseurs. Le curseur de droite accroît nettement la visibilité des
faibles détails, mais tend à saturer rapidement les zones brillantes. Le curseur central est intéressant pour ajuster la luminosité sans trop modifier le contraste. Enfin, le curseur de gauche permet d’assombrir le cliché mais
en augmentant également le contraste.
La fonction « Courbes » est sans doute la plus intéressante pour augmenter le contraste des objets faibles sans
saturer les zones brillantes. La droite oblique est étirée vers le haut, le plus souvent à partir du tiers inférieur.
L’éclaircissement du cliché peut ensuite être cor rigé soit en déplaçant le pied de la courbe vers la droite, soit,
ce qui semble préférable, ultérieurement avec la fonction « Niveaux » (curseur de gauche ou central).
■ Optimiser le fond du ciel
Le cliché traité présente souvent un fond de ciel plus clair et coloré que l’image br ute. Le retour à un fond sombre
et neutre peut s’effectuer en ajustant une nouvelle fois le curseur de gauche de la fonction « Niveaux ». L’intérêt
est de pouvoir ajuster chaque couleur séparément, sans toucher à l’équilibre des zones plus lumineuses de l’objet.
Si le ciel présente un gradient de luminosité même infime lors de la prise de vue (objet proche de l’horizon,
légère pollution lumineuse), il sera impossible d’obtenir un fond homogène sur le cliché, même après retrait
d’une PLU. La fonction « Gradient removal » d’Iris permet de réduire ce type de défaut. Cette opération peut
aussi être entreprise dans les logiciels photographiques en créant soi-même un masque àp artir du cliché
