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Savoir-faire
■ Retrait des défauts d’uniformité
À ce stade, les images du ciel sont à peu près débarrassées des pixels brillants qui les polluaient. Mais nous
avons vu que les clichés pouvaient être affectés par un phénomène de vignettage ainsi que par des poussières sur
le capteur ( cf. p. 30). Si des plages de lumière uniforme (PLU) ont été réalisées pour corriger ces défauts, c’est
maintenant qu’il faut les utiliser. Si possible après retrait de leur signal d’offset, ces PLU sont moyennées en une
seule image maîtresse. Seuls les logiciels astronomiques sont capables d’utiliser judicieusement cette image qui
doit être appliquée de manière particulière aux clichés du ciel (il s’agit d’une division). Après retrait du signal
thermique et correction des défauts de luminosité, les images du ciel sont prêtes à être alignées et additionnées.
Tr aiter les images
■ Aligner et additionner les poses individuelles
Après avoir été prétraitées, les poses successives réalisées lors de la prise de vue doivent être méticuleusement
alignées avant d’être combinées les unes aux autres. En effet, un décalage entre elles est toujours possible
(défaut de suivi, flexion, rotation de champ…). L’alignement peut être fait manuellement dans des logiciels
comme Photoshop, mais devient extrêmement laborieux (et imprécis) dès que plus de deux images doivent être
combinées. Les logiciels astronomiques possèdent en revanche des fonctions très performantes pour réaliser
automatiquement cette opération. Un alignement sur une seule étoile est le plus rapide mais s’a vère insuffisant
si les clichés ont subi une légère rotation. Même s’il est plus gourmand en temps, un alignement sur trois zones,
ou même global, se montre nettement plus sûr. Pour les images planétaires issues de films webcam, le procédé est
différent et fait appel à des fonctions d’alignement basées sur la for me de l’objet et non sur des étoiles (commande
« Pregister » d’Iris).
Les clichés prétraités et alignés peuvent enfin être additionnés. En complément de l’addition classique dite
arithmétique, les logiciels astronomiques proposent une addition par médiane, qui permet de gommer plus facilement unélément indésirable spécifique à un cliché (passage d’avion ou de satellite, rayon cosmique parasite…).
Cette phase d’addition conduit à l’image br ute finale. Elle possède un rapport signal sur bruit bien meilleur
qu’une vue unique, et peut donc être exploitée pour livrer son plein potentiel. Les étapes de traitement peuvent
être opérées, tout ou partie, dans l’ordre proposé ci-après ou différemment selon les préférences et les habitudes
de chacun. Parmi les nombreux logiciels permettant de traiter des images, citons Astroart, PRISM ou Iris (logiciels
astronomiques), ainsi que Paint Shop Pro et Photoshop (logiciels photographiques).
Format JPEG
Le format JPEG est reconnu par tous les logiciels et ne nécessite aucun décodage puisque l’interpolation a déjà été
effectuée par le logiciel interne de l’appareil photo. Les clichés JPEG sont donc plus faciles à manipuler. De plus, le
signal d’offset a lui aussi été soustrait automatiquement aux images, ce qui dispense totalement de la méthode
rigoureuse de retrait du signal thermique. Ce format est donc intéressant pour débuter en astrophotographie.
Les astrophotographes expérimentés préfèrent toutefois travailler avec des images au format RAW, car la netteté
est meilleure et les nuances de luminosité plus impor tantes (12 bits au lieu de 8 bits en JPEG).
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