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Photographier les astres en toutes saisons
terminés. Il ne faut pas être surpris par l’aspect très délavé des images résultantes, qui, rappelons-le, n’auront subi
aucun développement, et qui doivent être traitées.
■ Retrait du signal thermique
Méthode simplifiée
Afin d’éliminer le signal thermique qui entache les clichés de points multicolores, plusieurs images de signal
d’obscurité ( darks) ont été réalisées durant la prise de vue. Ces clichés doivent tout d’abord être combinés en
un seul, appelé « dark maître », afin d’obtenir une image fiable du signal thermique. Les logiciels astronomiques
permettent une addition automatique, soit en une « moyenne » si les temps de pose varient légèrement d’un cliché
à l’autre, soit en une « médiane » si les temps de pose sont identiques. Notons qu’il est toujours possible de faire
le dark maître dans des logiciels non spécialisés, comme Photoshop, en superposant les images de signal d’obscurité avec une opacité de calque adéquat (100 % pour la première image, 50 % pour la deuxième, 33 % pour
la troisième, etc.).
Le dark maître devra ensuite être soustrait de la même manière à toutes les images brutes des objets célestes.
Là encore, la soustraction est automatique dans les logiciels astronomiques, mais peut être faite dans les logiciels
de traitement d’image en choisissant le mode « différence ».
Méthode rigoureuse
To utes les images contiennent un faible signal électrique du détecteur appelé signal d’offset. Lorsque l’on soustrait directement l’image du signal thermique (le dark maître) aux clichés du ciel, ce signal d’offset est mal éliminé
et le fond du ciel peut prendre un aspect marbré lor s de traitements poussés. Pour que cela ne se produise pas,
il convient de soustraire le signal d’offset à la fois aux images célestes brutes et aux images de signal d’obscurité.
Les logiciels astronomiques réalisent cette opération simplement et automatiquement, alors qu’elle devient trop
fastidieuse dans les logiciels de traitement d’image. Afin d’enregistrer le signal d’offset, on réalise plusieurs poses
(5 à 10 par exemple) avec le temps de pose minimum possible (de l’ordre de 1/100 de seconde pour une caméra
CCD et 1/4 000 de seconde avec un APN). Ces images d’offset sont une nouvelle fois moyennées en une image
résultante ( offset maître) qui sera soustraite à toutes les images du ciel et de signal ther mique. Une fois que toutes
ces images sont débarrassées de leur signal d’offset, on peut procéder à la réalisation et au retrait des darks comme
décrit au paragraphe précédent.
Agrandissements d’une photo résultant de la combinaison de 16 poses de 4 min.
À gauche : aucun prétraitement. À droite : avec retrait de l’offset et du dark. Les trois taches brillantes sont des étoiles
très fortement agrandies (Photo E. Beaudoin).
Photographier les astres en toutes saisons
terminés. Il ne faut pas être surpris par l’aspect très délavé des images résultantes, qui, rappelons-le, n’auront subi
aucun développement, et qui doivent être traitées.
■ Retrait du signal thermique
Méthode simplifiée
Afin d’éliminer le signal thermique qui entache les clichés de points multicolores, plusieurs images de signal
d’obscurité ( darks) ont été réalisées durant la prise de vue. Ces clichés doivent tout d’abord être combinés en
un seul, appelé « dark maître », afin d’obtenir une image fiable du signal thermique. Les logiciels astronomiques
permettent une addition automatique, soit en une « moyenne » si les temps de pose varient légèrement d’un cliché
à l’autre, soit en une « médiane » si les temps de pose sont identiques. Notons qu’il est toujours possible de faire
le dark maître dans des logiciels non spécialisés, comme Photoshop, en superposant les images de signal d’obscurité avec une opacité de calque adéquat (100 % pour la première image, 50 % pour la deuxième, 33 % pour
la troisième, etc.).
Le dark maître devra ensuite être soustrait de la même manière à toutes les images brutes des objets célestes.
Là encore, la soustraction est automatique dans les logiciels astronomiques, mais peut être faite dans les logiciels
de traitement d’image en choisissant le mode « différence ».
Méthode rigoureuse
To utes les images contiennent un faible signal électrique du détecteur appelé signal d’offset. Lorsque l’on soustrait directement l’image du signal thermique (le dark maître) aux clichés du ciel, ce signal d’offset est mal éliminé
et le fond du ciel peut prendre un aspect marbré lor s de traitements poussés. Pour que cela ne se produise pas,
il convient de soustraire le signal d’offset à la fois aux images célestes brutes et aux images de signal d’obscurité.
Les logiciels astronomiques réalisent cette opération simplement et automatiquement, alors qu’elle devient trop
fastidieuse dans les logiciels de traitement d’image. Afin d’enregistrer le signal d’offset, on réalise plusieurs poses
(5 à 10 par exemple) avec le temps de pose minimum possible (de l’ordre de 1/100 de seconde pour une caméra
CCD et 1/4 000 de seconde avec un APN). Ces images d’offset sont une nouvelle fois moyennées en une image
résultante ( offset maître) qui sera soustraite à toutes les images du ciel et de signal ther mique. Une fois que toutes
ces images sont débarrassées de leur signal d’offset, on peut procéder à la réalisation et au retrait des darks comme
décrit au paragraphe précédent.
Agrandissements d’une photo résultant de la combinaison de 16 poses de 4 min.
À gauche : aucun prétraitement. À droite : avec retrait de l’offset et du dark. Les trois taches brillantes sont des étoiles
très fortement agrandies (Photo E. Beaudoin).
