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Savoir-faire
de mise au point et d’orientation du détecteur doivent être les mêmes que lors de la prise de vue. Un ciel crépusculaire convient très bien. Les astrophotographes bricoleurs peuvent concevoir une « boîte à flat » à l’aide
d’ampoules disposées derrière un diffuseur. Plus simplement, une feuille blanche devant l’instrument, éclairée
par une lampe assez éloignée, peut convenir. Le temps de pose doit être ajusté de manière à ce que la luminosité
de la PLU corresponde environ aux deux tiers de la luminosité maximale (on contrôle pour cela l’histog ramme
des clichés sur le logiciel d’acquisition ou au dos des APN).
Prétraiter les images
Les prétraitements décrits ci-après – soustraction du signal thermique et retrait des défauts d’uniformité – permettent d’améliorer nettement la qualité des images. Le débutant peut cependant s’en affranchir lors de ses
premiers essais plutôt que d’être rebuté, surtout s’il s’agit de photographier des objets brillants avec des temps
de pose assez courts. Les pixels chauds, s’ils ne sont pas trop nombreux, pourront même être gommés manuellement dans un logiciel photo ( cf. p. 35). Notons par ailleurs que cette phase de prétraitement est peu rentable
en photographie planétaire avec une webcam. Les logiciels les plus utilisés pour le prétraitement des images
sont PRISM, Iris ou encore CCDstack.
■ Lecture du format RAW des APN
Le prétraitement des images est exactement le même pour les caméras CCD et les APN. Cependant, les logiciels
de traitement d’image ne peuvent travailler directement sur les images brutes issues des appareils numériques
(format RAW). Le plus simple consiste à ouvrir ces images avec le logiciel délivré avec l’appareil photo puis à
les enregistrer sous un format standard (TIFF de préférence). La seconde solution, plus rigoureuse, consiste à
les ouvrir avec un logiciel astronomique.
Conversion des images RAW avec le logiciel de l’APN
Lorsque l’on ouvre une image brute avec le logiciel fourni avec l’appareil photo, celui-ci réalise immédiatement
et sans que l’on s’en aperçoive une « interpolation » : comme son nom le laisse entendre, cette opération consisteà
recouper les données enregistrées par les photosites d’une même couleur en dépit d’une infor mation incomplète
(à cause des autres filtres colorés). L’avantage est que l’image brute subit dès son ouverture un développement
(assez équivalente au DDP, cf. p. 34) qui facilite grandement sa visualisation. L’inconvénient est que l’on ne
maîtrise pas ce traitement. En outre, les pixels chauds sont étalés lors de l’interpolation, si bien que les prétraitements ne sont pas d’une rigueur absolue. Reste alors simplement à enregistrer l’image brute sous un format
plus usuel, de préférence TIFF 16 bits. Le retrait du signal thermique ( cf. p. 32) peut être envisagé directement
dans un logiciel de traitement d’image grand public. En revanche, si l’on souhaite réaliser les prétraitements avec
un logiciel astronomique (beaucoup moins fastidieux car automatique), il faut de nouveau convertir toutes les
images TIFF en un format spécifique à ce logiciel (par exemple PIC avec Iris), d’où une étape supplémentaire.
Ouverture des images RAW avec un logiciel astronomique
Le photographe exigeant utilisant un APN préférera effectuer les prétraitements décr its aux paragraphes suivants
sur une véritable image brute, non interpolée et non développée. Un logiciel astronomique est alors nécessaire
(fonction « Décodage des fichiers RAW » dans Iris). On obtient une image en noir et blanc, appelée image CFA,
qui conserve la structure en « matrice de Bayer » du capteur numérique. La conversion des images CFA en images
couleurs (interpolation entre les pixels d’une même couleur), se fait seulement une fois tous les prétraitements
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