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Photographier les astres en toutes saisons
La phase d’acquisition se résume simplement à la prog rammation de la série d’images et de leurs temps de
pose. Certains logiciels peuvent gérer différentes fonctions sur des télescopes sophistiqués, comme par exemple
le repositionnement de la mise au point en fonction de la tempéra ture.
APN
Un simple déclencheur souple optionnel suffit à piloter un appareil photo numérique, ce qui permet là encore
de se passer d’un ordinateur ! Cela convient très bien pour photographier la Lune et les planètes, mais, pour les
longues poses, cela implique de surveiller un chronomètre. Il est également possible d’utiliser un inter vallomètre
sur lequel on peut programmer les temps de pose. Cet accessoire assez coûteux lorsqu’il est de la marque du
boîtier est proposé pour un coût plus modique par cer taines petites sociétés comme Essentiel Électronique.
Enfin, une solution consiste à piloter le boîtier avec un ordinateur et un logiciel, de la même manière qu’une
caméra CCD. Cependant, pour pouvoir réaliser de longues poses, il faut une connexion spéciale, disponible là
encore pour un prix raisonnable auprès de certains fabricants, comme Pierro-Astro ou Essentiel Électronique.
■ Réaliser des signaux d’obscurité et des plages de lumière uniforme
Signal d’obscurité
Pour que le signal thermique du détecteur puisse être éliminé lors du traitement des images sur ordinateur,
il est nécessaire de réaliser une série de quelques images dans le noir complet au cours de la séance photo : on
obtient ce que l’on appelle le signal d’obscurité ( dark current en anglais, ou simplement dark ). Il n’est pas superflu
de réaliser 5 à 10 images de noir, car ces images seront moyennées au traitement afin d’avoir un signal thermique
le plus précis et le moins « bruité » possible. Par ailleurs, le signal thermique variant avec la température, ces
images doivent être faites juste avant ou après la prise de vue, ou même en alternance avec les photos. Ces poses
sont généralement effectuées avec le cache du télescope en place. Les caméras CCD capables de travailler à
température constante permettent de simplifier énormément la réalisation des signaux d’obscurité et rendent
leur soustraction beaucoup plus efficace. Notons d’autre part que la fonction de réduction du bruit disponible
sur certains appareils photo, qui consiste à soustraire une image obturateur fermé à toute image longue pose,
n’est pas optimale en astrophotographie. Cette méthode double tous les temps de pose, mais pour un résultat
de piètre qualité puisqu’on ne soustrait qu’une seule image de noir, et donc un signal thermique assez imprécis.
Plage de lumière uniforme (PLU)
De nombreux instruments et objectifs photo sont
affectés, de manière plus ou moins prononcée,
par un phénomène appelé vignettage : les bords de
l’image sont plus sombres que le centre. D’autre
part, il se peut que des poussières se déposent sur
les optiques proches du capteur (filtre anti-infrarouge des APN, hublot des CCD) créant alors de
petites taches sombres. Ces défauts peuvent être
éliminés au traitement par l’intermédiaire de
masques et de retouches. Cependant, il est plus
efficace de réaliser une image les mettant en évidence. Cette image appelée plage de lumière uniforme
( flat field en anglais, ou plus communément flat )
est utilisable directement par les logiciels astronomiques. Pour cela, il faut prendre quelques photographies d’une zone lumineuse parfaitement homogène. Pour que les poussières situées sur les
optiques soient correctement éliminées, les réglages
PLU réalisée sur le ciel au foyer d’un télescope Schmidt-Cassegrain
de 355 mm avec réducteur de focale 0,63× . Le phénomène de
v ignettage apparaît nettement (Photo E. Beaudoin).
Photographier les astres en toutes saisons
La phase d’acquisition se résume simplement à la prog rammation de la série d’images et de leurs temps de
pose. Certains logiciels peuvent gérer différentes fonctions sur des télescopes sophistiqués, comme par exemple
le repositionnement de la mise au point en fonction de la tempéra ture.
APN
Un simple déclencheur souple optionnel suffit à piloter un appareil photo numérique, ce qui permet là encore
de se passer d’un ordinateur ! Cela convient très bien pour photographier la Lune et les planètes, mais, pour les
longues poses, cela implique de surveiller un chronomètre. Il est également possible d’utiliser un inter vallomètre
sur lequel on peut programmer les temps de pose. Cet accessoire assez coûteux lorsqu’il est de la marque du
boîtier est proposé pour un coût plus modique par cer taines petites sociétés comme Essentiel Électronique.
Enfin, une solution consiste à piloter le boîtier avec un ordinateur et un logiciel, de la même manière qu’une
caméra CCD. Cependant, pour pouvoir réaliser de longues poses, il faut une connexion spéciale, disponible là
encore pour un prix raisonnable auprès de certains fabricants, comme Pierro-Astro ou Essentiel Électronique.
■ Réaliser des signaux d’obscurité et des plages de lumière uniforme
Signal d’obscurité
Pour que le signal thermique du détecteur puisse être éliminé lors du traitement des images sur ordinateur,
il est nécessaire de réaliser une série de quelques images dans le noir complet au cours de la séance photo : on
obtient ce que l’on appelle le signal d’obscurité ( dark current en anglais, ou simplement dark ). Il n’est pas superflu
de réaliser 5 à 10 images de noir, car ces images seront moyennées au traitement afin d’avoir un signal thermique
le plus précis et le moins « bruité » possible. Par ailleurs, le signal thermique variant avec la température, ces
images doivent être faites juste avant ou après la prise de vue, ou même en alternance avec les photos. Ces poses
sont généralement effectuées avec le cache du télescope en place. Les caméras CCD capables de travailler à
température constante permettent de simplifier énormément la réalisation des signaux d’obscurité et rendent
leur soustraction beaucoup plus efficace. Notons d’autre part que la fonction de réduction du bruit disponible
sur certains appareils photo, qui consiste à soustraire une image obturateur fermé à toute image longue pose,
n’est pas optimale en astrophotographie. Cette méthode double tous les temps de pose, mais pour un résultat
de piètre qualité puisqu’on ne soustrait qu’une seule image de noir, et donc un signal thermique assez imprécis.
Plage de lumière uniforme (PLU)
De nombreux instruments et objectifs photo sont
affectés, de manière plus ou moins prononcée,
par un phénomène appelé vignettage : les bords de
l’image sont plus sombres que le centre. D’autre
part, il se peut que des poussières se déposent sur
les optiques proches du capteur (filtre anti-infrarouge des APN, hublot des CCD) créant alors de
petites taches sombres. Ces défauts peuvent être
éliminés au traitement par l’intermédiaire de
masques et de retouches. Cependant, il est plus
efficace de réaliser une image les mettant en évidence. Cette image appelée plage de lumière uniforme
( flat field en anglais, ou plus communément flat )
est utilisable directement par les logiciels astronomiques. Pour cela, il faut prendre quelques photographies d’une zone lumineuse parfaitement homogène. Pour que les poussières situées sur les
optiques soient correctement éliminées, les réglages
PLU réalisée sur le ciel au foyer d’un télescope Schmidt-Cassegrain
de 355 mm avec réducteur de focale 0,63× . Le phénomène de
v ignettage apparaît nettement (Photo E. Beaudoin).
