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Savoir-faire
Autoguidage
Pour éviter les erreurs de rattrapage et la fatigue oculaire, il est intéressant de remplacer l’œil par une petite
caméra CCD ou une webcam (une webcam noir et blanc ou mieux, modifiée longue pose, est particulièrement
efficace). Un logiciel de guidage (GuideDog, GuideMaster, AstroSnap ou Iris…) détecte les dérives de l’étoile
guide et transmet les corrections adéquates à la monture via une interface (disponible auprès de vendeurs spécialisés comme Pierro-astro ou Shoestring Astronomy). Il faut bien sûr pour cela que la monture soit équipée
d’un port d’autoguidage. C’est une option importante qui peut motiver le choix d’une monture lors de son
achat. L’ordinateur utilisé pour le pilotage doit disposer d’une excellente autonomie ou être relié à une batterie
( cf. p. 18). Certaines caméras CCD dédiées au guidage dispensent de passer par uno rdinateur, mais cette solution
est beaucoup plus onéreuse et pas nécessairement justifi ée puisqu’un ordinateur est de toute manière généralementrequis pour l’acquisition et le contrôle des images.
CCD avec autoguidage intégré
Beaucoup de caméras CCD de milieu et de haut de gamme disposent d’un système d’autoguidage intég ré, par
exemple grâce à un second capteur dédié au suivi comme le propose la marque SBIG . C’est évidemment une
solution intéressante, puisqu’il n’y a besoin d’aucun système de guidage annexe. Cependant, il peut devenir très
difficile de trouver une étoile guide suffisamment lumineuse lorsque l’on utilise des filtres à bande étroite
devant la caméra (filtre H α , OIII, SII, etc.). Pour pallier ce problème, la société SBIG propose maintenant le
choix entre un capteur d’autoguidage placé dans la caméra principale ou indépendant.
Signalons enfin l’existence de systèmes d’autoguidage autonomes très rapides, mis au point par la firme
SBIG pour ses caméras CCD (système AO). Ces dispositifs permettent non seulement de corriger en temps réel
les petits défauts de suivi, mais également des variations soudaines de pointage causées par le vent ou même la
turbulence. Grâce à une fréquence élevée de corrections (plusieurs dizaines de fois par seconde), le piqué des
clichés s’en trouve nettement amélioré. Des corrections ne sont demandées à la monture que lor sque les mouvements sont de trop grande amplitude pour le système.
■ Gérer les prises de vue
CCD, webcams
Un logiciel d’acquisition est fourni avec chaque caméra, mais les amateurs préfèrent souvent utiliser des logiciels
astronomiques polyvalents comme PRISM, MaximDL, CCDsoft, CCDAutopilot ou Iris (pour les webcams).
Agrandissement d’une pose de 3 min au foyer d’un télescope de 2 500 mm de focale (Photos E. Beaudoin).
À gauche : autoguidage (par l’intermédiaire d’Iris) avec une petite lunette de 700 mm de focale et une webcam couleur
non modifiée : les étoiles sont circulaires. À droite : sans autoguidage : la dérive en déclinaison est bien visible.
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