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Photographier les astres en toutes saisons
Ce système de guidage peut être soit un second instrument, soit un diviseur optique. Dans les deux cas, le
suivi peut être effectué visuellement à travers un oculaire (guidage manuel) ou à l’aide d’une petite caméra, CCD
ou webcam (autoguidage). Dans tous les cas, afin de limiter le problème de rotation de champ, il est recommandé
de choisir une étoile guide aussi proche que possible de l’objetphotographié.
Télescope guide indépendant ou diviseur optique ?
Le diviseur optique, qui se fixe entre le télescope et le détecteur, prélève une partie de l’image à l’aide d’un prisme.
Il offre l’avantage de n’alourdir l’instrument que de façon minime. Par ailleurs, tout déplacement éventuel du
miroir principal durant la pose est détecté (ce phénomène est fréquent avec les Schmidt-Cassegrain). Le principal inconvénient du diviseur optique est son champ restreint. La recherche d’une étoile guide est parfois fastidieuse si la région du ciel est peu dense. D’autre part, il arrive que des étoiles se reflètent sur les bords du prisme
et créent des artefacts sur les images.
La solution d’un petit télescope dédié au guidage, placé en parallèle de l’instrument principal, est assez
séduisante. En effet, le maintien par un système d’anneaux et de vis réglables per met de disposer d’un vaste
champ autour de l’objet pour trouver une étoile guide. Le système de fixation doit être très rigide afin qu’il n’y ait
aucune flexion entre les deux instruments. L’inconvénient majeur réside dans le surpoids causé par ce deuxième
instrument. Il y a aussi un risque de déséquilibrage s’il n’est pas installé dans le prolongement direct montureinstrument principal. Une petite lunette de 60 mm de diamètre et 700 ou 800 mm de focale suffit pour effectuer
le guidage d’un instrument de 100 à 200 mm de diamètre. Les meilleures images de ciel profond ne délivrant
pas une résolution inférieure à la seconde d’arc, un instrument guide de 100 à 120 mm convient même dans les
cas les plus exigeants. En tout état de cause, il est préférable de choisir une lunette guide rigide plutôt qu’un
petit télescope Maksutov ou Schmidt-Cassegrain. En effet, malgré leur rapport diamètre/poids très séduisant,
ces instruments sont sujets au phénomène de flexion du miroir primaire évoqué précédemment.
Guidage manuel ou autoguidage ?
Guidage manuel
Le guidage peut être effectué visuellement, en observant les dérives d’une étoile guide à travers un oculaire réticulé. Pour profiter pleinement de la résolution de l’instrument de guidage, il est nécessaire d’utiliser un grossissement au moins égal à deux fois son diamètre (160 × pour une lunette de 80 mm). Le guidage manuel est la
solution la plus facile à mettre en œuvre, mais il faut être capable de déceler immédiatement toute dérive.
À l’heure du numérique, aucune faute d’inattention n’est tolérée !
Système de guidage par diviseur optique, avec oculaire réticulé éclairé (à gauche) et avec caméra CCD (à droite)
(Photos E. Beaudoin et C. Schur).
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