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Savoir-faire
En résumé
Pour photographier un astre brillant
Le temps de pose est adapté à sa luminosité, afin de ne pas le surexposer. Mis à part un petit nombre de pixels
chauds, le signal thermique demeure peu gênant. Le bruit présent sur les images sous forme de granulation est
nettement atténué en combinant plusieurs poses. Dix à vingt poses identiques avec une CCD ou un APN (plusieurs centaines avec une webcam) permettent d’améliorer grandement le résultat par rapport à un cliché unique.
Pour photographier un astre faible
Des poses trop longues deviennent parasitées par le signal ther mique des détecteurs et voilées par le fond du ciel,
si bien qu’il existe un temps d’exposition à ne pas dépasser (quelques minutes en général). On additionne là
encore plusieurs images afin de réduire le bruit parasite, très prononcé lorsque l’on augmente le contraste. Plus le
temps de pose résultant est important, meilleur est le rapport signal sur bruit. Restons cependant réalistes : si certains photographes réalisent des poses supérieures à 10 heures sur des astres très brillants, il est possible, sans
chercher à tout prix à faire des clichés de référence, d’obtenir des images satisfaisantes d’objets faibles en quelques
dizaines de minutes seulement.
■ Faire le guidage
Aucune monture de télescope, aussi sophistiquée soit-elle, ne peut être exempte de légers défauts d’usinage
dans son mécanisme d’entraînement. Cela se traduit par de petites erreurs de suivi selon l’axe d’ascension droite,
appelées erreurs périodiques. Par ailleurs, un alignement polaire imparfait provoque une dérive selon l’axe de
déclinaison. En fonction de leurs amplitudes, du temps de pose et de la focale de l’instrument, ces bougés peuvent
passer inaperçus, ou au contraire allonger les étoiles de manière totalement rédhibitoire. Si les étoiles sont légèrementétirées sur les images, cela signifie que l’emploi d’un système de guidage s’impose.
Des poses courtes… jusqu’où ?
Puisque le signal thermique est plus faible avec de courts temps de pose, on pourrait penser qu’il est préférable de réaliser de très nombreuses poses courtes, plutôt que de ne faire que quelques longues poses. Ce n’est pas aussi simple, car
si l’objet est très peu lumineux, il peut se retrouver totalement noyé dans le bruit de lecture généré par l’électronique du
détecteur, et il sera alors quasiment impossible d’en obtenir une bonne image.
À gauche : une seule pose de 5 min. À droite : addition de 10 poses de 30 s.
Le rapport signal sur bruit est à l’avantage de la pose unique (Photos E. Beaudoin).
Savoir-faire
En résumé
Pour photographier un astre brillant
Le temps de pose est adapté à sa luminosité, afin de ne pas le surexposer. Mis à part un petit nombre de pixels
chauds, le signal thermique demeure peu gênant. Le bruit présent sur les images sous forme de granulation est
nettement atténué en combinant plusieurs poses. Dix à vingt poses identiques avec une CCD ou un APN (plusieurs centaines avec une webcam) permettent d’améliorer grandement le résultat par rapport à un cliché unique.
Pour photographier un astre faible
Des poses trop longues deviennent parasitées par le signal ther mique des détecteurs et voilées par le fond du ciel,
si bien qu’il existe un temps d’exposition à ne pas dépasser (quelques minutes en général). On additionne là
encore plusieurs images afin de réduire le bruit parasite, très prononcé lorsque l’on augmente le contraste. Plus le
temps de pose résultant est important, meilleur est le rapport signal sur bruit. Restons cependant réalistes : si certains photographes réalisent des poses supérieures à 10 heures sur des astres très brillants, il est possible, sans
chercher à tout prix à faire des clichés de référence, d’obtenir des images satisfaisantes d’objets faibles en quelques
dizaines de minutes seulement.
■ Faire le guidage
Aucune monture de télescope, aussi sophistiquée soit-elle, ne peut être exempte de légers défauts d’usinage
dans son mécanisme d’entraînement. Cela se traduit par de petites erreurs de suivi selon l’axe d’ascension droite,
appelées erreurs périodiques. Par ailleurs, un alignement polaire imparfait provoque une dérive selon l’axe de
déclinaison. En fonction de leurs amplitudes, du temps de pose et de la focale de l’instrument, ces bougés peuvent
passer inaperçus, ou au contraire allonger les étoiles de manière totalement rédhibitoire. Si les étoiles sont légèrementétirées sur les images, cela signifie que l’emploi d’un système de guidage s’impose.
Des poses courtes… jusqu’où ?
Puisque le signal thermique est plus faible avec de courts temps de pose, on pourrait penser qu’il est préférable de réaliser de très nombreuses poses courtes, plutôt que de ne faire que quelques longues poses. Ce n’est pas aussi simple, car
si l’objet est très peu lumineux, il peut se retrouver totalement noyé dans le bruit de lecture généré par l’électronique du
détecteur, et il sera alors quasiment impossible d’en obtenir une bonne image.
À gauche : une seule pose de 5 min. À droite : addition de 10 poses de 30 s.
Le rapport signal sur bruit est à l’avantage de la pose unique (Photos E. Beaudoin).
