i
i
i
i
i
i
i
i
Dans le cas où l’onde incidente arrive sur le dioptre sous incidence oblique, les expressions
des coefficients r et t diffèrent des expressions (65), mais tant que l’angle d’incidence i
n’est pas trop grand, leurs signes sont ceux obtenus à incidence normale. Les conclusions
auxquelles on est arrivé pour l’incidence normale sont donc encore valables.
Les deux rayons T 1 et T 2 (ou R 1 et R 2 ) peuvent donc être déphasés par l’existence d’un
nombre différent, sur les 2 trajets, de réflexions sur des milieux d’indice supérieur On
caractérisera ce déphasage par une différence de marche supplémentaire d r , qui est égal à
0 ou l/2 suivant que le déphasage correspondant est 0 ou p.
Remarque : ce déphasage est défini modulo 2p, et par conséquent d r est défini modulo l.
La différence de marche totale est bien évidemment la somme de ces 2 contributions :
d = d g 1 d r
(66)
Sur chacun des trajets de R 1 et R 2 , il y a une réflexion. Les deux réflexions sont l’une
sur un milieu d’indice inférieur, et l’autre sur un milieu d’indice supérieur (que n soit
supérieur ou inférieur à n 1 ). On a donc :
en réflexion d r =
l
2
(67)
Le rayon T 1 ne subit aucun réflexion, tandis que T 2 subit 2 réflexions. Que ces deux
réflexions aient lieu sur des milieux d’indice supérieur (si n 1 > n) ou inférieur (si n 1 < n)
ne change rien, les réflexions n’introduisent globalement aucune différence de phase, et
on a :
en transmission d r = 0
(68)
• Figure d’interférences observée à l’infini
La lame à face parallèle est éclairée par une source (ponctuelle ou étendue). La lame est
donc éclairée par des rayons dont l’angle d’incidence i peut prendre toutes les valeurs (dans
une plage donnée). La figure d’interférences est observée dans le plan focal d’une lentille.
En M viennent converger tous les rayons transmis faisant un angle i avec l’axe optique.
L’ensemble du plan focal est donc éclairé, et la figure d’interférences a évidemment la
symétrie cylindrique. Les franges sont donc des anneaux. Un rayon incident, d’angle
d’incidence i, engendre deux rayons transmis T 1 et T 2 , entre lesquels la différence de
marche est d = 2ne cos r (avec sin i = n sin r). Ainsi :
Au centre de la figure d’interférences, les rayons qui interférent sont tels que i = 0 (donc
r = 0). Leur différence de marche est donc d = 2ne. L’ordre d’interférence p =
d
l
y
est élevé. Pour pouvoir observer cette figure d’interférences, il faut donc que la lumière
utilisée soit suffisamment cohérente, plus précisément que sa longueur de cohérence c
soit supérieure à la différence de marche, soit ici : c > 2ne. Cette figure d’interférences
ne peut donc pas être observée en lumière blanche.
Plus on s’intéresse à un point M situé à l’extérieur de la figure, plus les rayons qui y
convergent ont un angle d’incidence i élevé, donc l’ordre d’interférences p diminue. On
564
Précédent

- 564/800

Suivant