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A. CORNET et J.-P. DEVILLE
3.
Dureté superficielle
<< (...I la sensibilité à l’influence d e s facteurs structuraux est une caractéristique
fondamentale d e la microdureté. Ignorée, cette influence est une cause d’erreur
dangereuse, mais contrôlée, elle confère à l’essai d e microdureté le caractère d’une
méthode d e recherche scientifique. B (H. B ü ~ k l e ) [ ~ ~ ] .
3.1. De la macrodureté a la dureté superficielle
La notion de dureté est très ancienne, et fut introduite lorsqu’on remarqua que
certains corps avaient la faculté d’en rayer d’autres : << un corps est plus dur qu’un
autre s’il peut le rayer ». On doit à Mohs la première échelle de dureté par rayure
des minéraux, échelle toujours utilisée par les minéralogistes.
I1 était logique d’adapter la même notion au niveau des matériaux en étudiant
leur résistance à la pénétration d u n corps dur (diamant) se déplaçant, tout
d’abord parallèlement à la surface : scléromètres à rayure, puis perpendiculairement à la surface : dispositifs à indentation. Dans cette dernière catégorie on
peut citer les indenteurs de Brinell (1901), Vickers (1922), Knoop (1939),
Rockwell.. .
lndenteur
lndenteur
lndenteur
lndenteur
lndenteur
Brinell
Vickers
Berkovich
Knoop
Rockwell C
O w A e O
Vue de dessus des empreintes
Fig. 2.29. Principaux indenteurs.
Les différents types de mesure de dureté ont été développés indépendamment
les uns des autres et doivent être considérés comme correspondant à des caractéristiques sans lien entre elles. Pour cette raison on les classe plutôt comme des
essais technologiques. À l’exception de l’essai Rockwell C dont le résultat est la
profondeur de pénétration d’un diamant conique, les essais Brinell, Vickers et
(24) Bückle H., Microdureté et S t r u c t u r e , Cah. Groupe Fr. Rhéoi. II ( 3 ) (1970) 188-215.
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