CHAPITRE 2 - TOPOGRAPHIE ET MÉCANIQUE DES SURFACES
69
O
- 200 -
- 400 -
- 600 -
-800 -
A
Profondeur (mm)
03
1
1 3
2
I
I
b
Cémentation i mm
Fig. 2.28. Une cementation bien conduite permet d'obtenir, dans le cas de pieces travaillant a la
fatigue superficielle, des contraintes de compression maximales au voisinage du point de Hertz qui
se situe généralement a une profondeur de quelques dixièmes de mm, voir figure 3.2 (d'après
Réf.(22').
plus importante que les caractéristiques mécaniques initiales sont faibles. Plus
le gradient est élevé, plus la relaxation est importante.
Sous sollicitations dynamiques, on observe que plus l'amplitude de la sollicitation est élevée, plus la relaxation est importante ; la limite de fatigue correspond à la limite de stabilité des contraintes résiduelles. L a relaxation augmente
avec le logarithme du nombre de cycles.
Enfin, la température favorise la relaxation des contraintes mais cette relaxation dépend de l'origine des contraintes :
les contraintes << mécaniques >> (galetage, grenaillage) se relaxent par réarrangement des dislocations ; ce réarrangement se produit à des températures
relativement basses pour les alliages d'aluminium (100 à 120 " C ) ou pour les
aciers a u carbone (250 "C), à des températures plus élevées pour des alliages
à hautes caractéristiques mécaniques tels que les alliages de titane (450 a
500 "C) ou les alliages a base de nickel (700 OC).
les contraintes << métallurgiques >> comme celles introduites par la nitruration
se relaxent selon des processus spécifiques ; ainsi, dans le cas des aciers
nitrurés, les conditions de relaxation dépendent de la cinétique de diffusion
de l'azote, les contraintes de nitruration sont alors beaucoup plus stables que
celles introduites par grenaillage(231.
(23) Barrallier L., Barreau G. et Barralis J., Influence de l'origine des contraintes résiduelles sur leur relaxation thermique dans le cas d'aciers alliés, Reu. Metall. Cah. inf. Tech.
(1993) 637-649.
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