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Radioprotection et ingénierie nucléaire
dosimétrique, instruments de laboratoire décrits dans le deuxième paragraphe. La radioprotection utilise sur « le terrain » des dosimètres relatifs étalonnés dans des conditions de
référence. Le paragraphe 4.3 traite les principaux détecteurs utilisés en dosimétrie passive
(toujours réglementaire) pour la surveillance individuelle et le contrôle d’ambiance et en
dosimétrie active au service du principe d’optimisation pour le personnel (dosimètres électroniques).
Enfin le paragraphe 4.4 est consacré à la dosimétrie des neutrons qui comporte un certain
nombre de spécificités quant à la détermination de l’équivalent de dose, issu d’une spectrométrie préalable et d’une dosimétrie de champ et individuelle. L’instrumentation fait
l’objet d’un étalonnage particulier.
4.1. Grandeurs opérationnelles
4.1.1. Grandeurs opérationnelles de l’ICRU pour
la surveillance de l’environnement et de l’individu
1
Les grandeurs ICRU données dans les rapports 39 et 51 de l’ICRU (ICRU, 1985, 1993) sont
destinées à fournir des approximations raisonnables de la dose efficace et de la dose équivalente pour la peau (quand ces grandeurs sont calculées avec la relation Q-L du
tableau A-1 de la publication 60 de la CIPR) et à permettre le respect de la réglementation.
La détermination de grandeurs de remplacement liées à l’équivalent de dose efficace et à
l’équivalent de dose à la peau (publication 26 de la CIPR, rapport n° 39 de l’ICRU) a été
faite séparément pour la surveillance de l’environnement (y compris les zones de travail) et
la surveillance individuelle. Certaines conventions ont été utilisées pour cette surveillance.
Toutes ces grandeurs sont basées sur le concept de l’équivalent de dose en un point donné
dans la sphère ICRU composée d’oxygène (76,2 %), de carbone (11,1 %), d’hydrogène
(10,1 %) et d’azote (2,6 %), de diamètre : 30 cm et de masse volumique : 1 g>cm
–3 . Cette
sphère, qui représente le « récepteur humain modélisé », est souvent considérée comme
théorique pour la définition des équivalents de dose de zone, définis en un point par
l’ICRU. Elle est remplacée par un fantôme parallépipédique rempli d’eau pour la détermination de l’équivalent de dose individuel. Les dosimètres de zone sont étalonnés dans l’air,
le coefficient d’étalonnage donne un équivalent de dose à partir d’un coefficient de
conversion calculé : fluence, Kerma ou dose absorbée supérieur à l’équivalent de dose
calculé dans la sphère théorique ICRU. Cependant, rien n’empêche un laboratoire de
métrologie de fabriquer une sphère ICRU et de mesurer directement l’équivalent de dose
à une certaine profondeur dans cette sphère au lieu d’utiliser un facteur de conversion à
partir d’une grandeur physique de base.
Pour l’étalonnage d’un dosimètre individuel, le dosimètre est irradié sur un fantôme parallépipédique et l’équivalent de dose fourni par le dosimètre est celui donné par un facteur
de conversion à une certaine profondeur dans le fantôme. Là encore, il est possible de
fournir un étalon expérimental pour cet équivalent de dose au moyen d’un petit dosimètre
placé à une certaine profondeur dans le fantôme parallépipédique. L’approche théorique
via les facteurs de conversion calculés par méthode de Monte Carlo est la plus couramment
utilisée (CIPR 74 ou ICRU 57) mais l’approche expérimentale n’est pas inconcevable.
1 D’après paragraphe A.14 de la publication 60 de la CIPR et le rapport 51 de l’ICRU.
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