476
Radioprotection et ingénierie nucléaire
Ces facteurs dépendent de la concentration de l’eau en homologues chimiques de ces
nucléides (K pour le Cs et Ca pour le Sr). L’AIEA (IAEA, 1994) recommande des valeurs de
2 000 pour le Cs et de 60 pour le Sr.
La période biologique T b est le temps nécessaire à un organisme pour éliminer la moitié
du radionucléide préalablement accumulé. Dans le cas des poissons, cette période est de
l’ordre de 150 jours pour le césium 137 et de 90 jours pour le strontium 90 (anonyme,
1994). Elle dépend entre autres du milieu dans lequel vit le poisson. En rivière l’eau se
décontamine plus rapidement après un accident. Dans ce cas la période biologique pour
le césium pourra être de 60 jours. En revanche cette valeur pourra être de 2 ans dans un
lac fermé peu profond (Foulquier et Baudin-Jaulent, 1992).
A2.6. Influence de la transformation des produits
Les produits agricoles sont en général transformés avant ingestion par l’homme (séminaire
de Cadarache, 1989). Ces transformations peuvent être classées en trois catégories :
– extraction d’une partie du produit : la radioactivité n’est en général pas répartie de façon
uniforme dans un produit ; l’activité massique du beurre, par exemple, en 137 Cs n’est
égale qu’à 0,3 fois celle du lait dont il est issu (0,2 pour 90 Sr). Le pelage peut aussi être très
efficace pour réduire la contamination d’un fruit surtout dans le cas de dépôt direct,
– effets de la cuisson : l’ébullition, même brève, comme dans le cas du « blanchiment »
des légumes avant mise en conserve peut également réduire la radioactivité des produits
par passage des radionucléides dans l’eau de cuisson, surtout dans le cas de dépôts
directs,
– effets chimiques : pour les viandes, les marinades acides peuvent permettre de réduire
leur activité massique.
Certaines fabrications, comme celle de concentrés, ou de lait en poudre, peuvent conduire
à l’augmentation de la radioactivité massique des produits dérivés.
A2.7. Calculs de doses
Dans leur interaction avec la matière, les rayonnements cèdent de l’énergie qui, dans le
cas où il s’agit de matière vivante, peut se traduire par des lésions. L’absorption de 1 J>kg –1
correspond à l’unité de dose absorbée qui est de 1 gray (Gy). À dose absorbée identique,
tous les rayonnement n’ont pas le même effet. On définit donc une dose équivalente qui
est la dose absorbée, affectée de pondérations dépendant de l’organe considéré et de la
qualité du rayonnement. L’unité est alors le sievert (Sv). La somme des doses équivalentes
pondérées délivrées aux différents tissus et organes du corps est appelée dose efficace. Elle
s’exprime en Sv (Directive 96/29, 1996). Les voies d’atteinte d’un individu sont
l’exposition :
– externe par immersion dans un nuage contaminé, ou par le rayonnement issu de dépôts
sur les surfaces, notamment le sol,
– interne par inhalation ou ingestion.
Radioprotection et ingénierie nucléaire
Ces facteurs dépendent de la concentration de l’eau en homologues chimiques de ces
nucléides (K pour le Cs et Ca pour le Sr). L’AIEA (IAEA, 1994) recommande des valeurs de
2 000 pour le Cs et de 60 pour le Sr.
La période biologique T b est le temps nécessaire à un organisme pour éliminer la moitié
du radionucléide préalablement accumulé. Dans le cas des poissons, cette période est de
l’ordre de 150 jours pour le césium 137 et de 90 jours pour le strontium 90 (anonyme,
1994). Elle dépend entre autres du milieu dans lequel vit le poisson. En rivière l’eau se
décontamine plus rapidement après un accident. Dans ce cas la période biologique pour
le césium pourra être de 60 jours. En revanche cette valeur pourra être de 2 ans dans un
lac fermé peu profond (Foulquier et Baudin-Jaulent, 1992).
A2.6. Influence de la transformation des produits
Les produits agricoles sont en général transformés avant ingestion par l’homme (séminaire
de Cadarache, 1989). Ces transformations peuvent être classées en trois catégories :
– extraction d’une partie du produit : la radioactivité n’est en général pas répartie de façon
uniforme dans un produit ; l’activité massique du beurre, par exemple, en 137 Cs n’est
égale qu’à 0,3 fois celle du lait dont il est issu (0,2 pour 90 Sr). Le pelage peut aussi être très
efficace pour réduire la contamination d’un fruit surtout dans le cas de dépôt direct,
– effets de la cuisson : l’ébullition, même brève, comme dans le cas du « blanchiment »
des légumes avant mise en conserve peut également réduire la radioactivité des produits
par passage des radionucléides dans l’eau de cuisson, surtout dans le cas de dépôts
directs,
– effets chimiques : pour les viandes, les marinades acides peuvent permettre de réduire
leur activité massique.
Certaines fabrications, comme celle de concentrés, ou de lait en poudre, peuvent conduire
à l’augmentation de la radioactivité massique des produits dérivés.
A2.7. Calculs de doses
Dans leur interaction avec la matière, les rayonnements cèdent de l’énergie qui, dans le
cas où il s’agit de matière vivante, peut se traduire par des lésions. L’absorption de 1 J>kg –1
correspond à l’unité de dose absorbée qui est de 1 gray (Gy). À dose absorbée identique,
tous les rayonnement n’ont pas le même effet. On définit donc une dose équivalente qui
est la dose absorbée, affectée de pondérations dépendant de l’organe considéré et de la
qualité du rayonnement. L’unité est alors le sievert (Sv). La somme des doses équivalentes
pondérées délivrées aux différents tissus et organes du corps est appelée dose efficace. Elle
s’exprime en Sv (Directive 96/29, 1996). Les voies d’atteinte d’un individu sont
l’exposition :
– externe par immersion dans un nuage contaminé, ou par le rayonnement issu de dépôts
sur les surfaces, notamment le sol,
– interne par inhalation ou ingestion.
