Annexe 2
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A2.4.4. Transferts du tritium et du carbone 14
Le tritium n’est en général pas considéré dans le cas d’accidents nucléaires sur réacteurs
de puissance. Dans le cas de régimes permanents (rejets de routine), on supposera que la
concentration moyenne en tritium dans l’eau d’un organisme quelconque est égale à la
concentration de cet isotope dans l’eau qui lui sert à se maintenir en vie (AIEA, 1982).
Pour le carbone 14, le même type de raisonnement peut être fait. La concentration spécifique en carbone 14 rapportée à la quantité totale de carbone présente dans un organisme
sera égale à celle de ses sources de carbone (CO 2 atmosphérique pour une plante, végétal
pour un animal…), (IAEA, 1982).
A2.5. Le milieu aquatique
A2.5.1. Généralités
Aux problèmes de migration dans les sols rencontrés en milieu terrestre correspondent, en
milieu aquatique, les problèmes de modification des formes chimiques des radionucléides
et les échanges entre phases dissoute et particulaire, entre eau et matières en suspension.
Le coefficient de partage (Kd) est donc une notion encore indispensable pour étudier le
milieu aquatique. Il est également parfois appelé Facteur d’Échange par les radioécologiste
s’intéressant aux eaux douces.
L’étude des transferts aux plantes ne retient en général qu’une seule voie de transfert :
l’eau. Le transfert par le système racinaire apparaît en effet comparativement négligeable.
Par ailleurs, compte tenu de leur faible importance dans les chaînes alimentaires aquatiques, les végétaux supérieurs (phanérogames) sont peu étudiés au profit des mousses dont
les capacités de fixation sont nettement supérieures (bio-indicateurs) et du phytoplancton
(premier maillon des chaînes trophiques). Pour les poissons il faudrait, pour être précis,
prendre en compte la contamination par l’eau et par la nourriture.
A2.5.2. Modèles simples
En première approximation, deux notions essentielles sont utilisées depuis les débuts de la
radioécologie des eaux douces pour caractériser les niveaux et vitesses de décontamination des organismes d’eau douce : celle du facteur de concentration (FC) et celle de la
période biologique (T b ).
Le facteur de concentration est défini par :
(A2.15)
avec :
FC : facteur de concentration (sans dimension).
C org : concentration du radionucléide dans l’organisme (Bq>kg –1 ).
C eau : concentration du radionucléide dans l’eau (Bq>kg –1 ).
Les valeurs de facteurs de concentration pour la partie comestible des poissons d’eau
douce sont comprises entre 30 et 3000 pour le césium et 1 à 1000 pour le strontium.
FC
C org
C eau
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