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Radioprotection et ingénierie nucléaire
avec :
Ft ani : facteur de transfert par ingestion à l’équilibre (j>kg –1 ).
Q quot : radioactivité ingérée quotidiennement (Bq>j –1 ).
C ani concentration dans le produit d’origine animale (Bq>kg –1 ).
Là encore, les facteurs de transfert sont en général très inférieurs à 1. Il n’y a donc pas
concentration de la radioactivité entre la nourriture pour animaux et les produits d’origine
animale. Pour le transfert à la viande de bœuf, les valeurs du coefficient de transfert à
l’équilibre sont de l’ordre de 0,02 pour le césium et de 0,0006 pour le strontium, qui, en
raison de son analogie de comportement avec le calcium, se fixe préférentiellement dans
les os.
A2.4.3. Les formulations globales
On a vu apparaître, essentiellement dans les pays de la CEI et depuis l’accident de
Tchernobyl, de nombreuses références où la radioactivité massique d’un produit est
ramenée à une valeur de dépôt par l’intermédiaire d’un simple facteur de transfert global :
par exemple d’après (Alexakhin, 1993), la teneur en 137 Cs (Bq>kg –1 ) d’un blé d’hiver
cultivé sur chernozem s’obtient en multipliant la valeur locale de dépôt (kBq>m –2 ) dû à
l’accident de Tchernobyl par un facteur 0,04. Cette valeur du facteur global de transfert
correspond à une observation réalisée 4 ans après l’accident.
Bien qu’en général spécifiques d’un type de dépôt et d’un lieu géographique, ces facteurs
globaux présentent souvent l’avantage d’avoir été mesurés sur le terrain et de ne pas
provenir d’expériences de laboratoire dont l’extrapolation aux conditions réelles peut être
sujette à caution.
Figure A2.2. Modélisation de la radioactivité du lait de vaches en libre pâture, après un dépôt
unique de 10 5 Bq>m –2 de 137 Cs. La norme est la valeur russe de 370 Bq>l –1 .
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