Annexe 1
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des accidents incluent dans leurs arbres d’événements causaux des défaillances humaines
comportant des violations graves des règles élémentaires de sécurité, qu’il convient de
prévenir et d’empêcher.
A1.4.2. Diagnostic de la maladie
La gravité des maladies induites par les rayonnements n’est pas évidente d’emblée sur les
seuls signes médicaux. La dosimétrie physique n’a pas toujours la place qu’elle devrait
occuper et elle a ses limites : résultats parfois incertains, reconstitutions tributaires de
témoignages humains. La dosimétrie biologique constitue un passage obligatoire pour
estimer les doses absorbées, mais possède ses propres limites. Seule la combinaison de
méthodes physiques et biologiques permet d’accéder aux deux paramètres essentiels au
diagnostic et au pronostic : dose absorbée moyenne, notamment au niveau de la moelle
osseuse, et distribution de cette dose dans l’organisme.
A1.4.3. Gestion de l’accident
La gestion d’un accident qui implique un grand nombre de victimes, réelles ou potentielles, exige des moyens considérables. La condition première d’une bonne gestion est la
prise de conscience de la dimension du problème par les autorités, qui doivent se préparer
à ce type de situation. L’expérience montre que les aspects psychosociologiques peuvent
prendre le pas sur les aspects médicaux et sanitaires. La communication est particulièrement délicate et doit s’adresser à de nombreux relais : autorités, experts en sûreté et en
radiopathologie, victimes, population et médias.
A1.4.4. Gestion médicale de l’accidenté
A1.4.4.1. Exposition globale
La gestion médicale d’un irradié global est délicate et implique de nombreux spécialistes
dont la coordination n’est pas toujours aisée. Le traitement des aplasies a bénéficié de
progrès considérables depuis deux décennies ; seul le temps pourra démontrer la réelle
efficacité des facteurs de croissance hématopoïétiques. Les patients peuvent maintenant
dépasser le stade de l’aplasie mais sont menacés par la défaillance d’autres organes et
systèmes. Le tableau A1.2 montre que le décès des victimes est le plus souvent dû à la
défaillance multiple d’organes et de systèmes. Il reste de nombreux progrès à faire pour
maîtriser l’ensemble des syndromes induits par les rayonnements.
A1.4.4.2. Exposition localisée
Le traitement des brûlures radiologiques, dès que la couche basale de la peau reçoit des
doses qui aboutissent à la nécrose et que la taille des brûlures devient importante, est
extrêmement difficile. Force est de constater que peu de progrès ont été faits au cours des
cinquante dernières années. Cependant, l’application aux lésions radiologiques de techniques éprouvées dans d’autres domaines de la médecine autorise de sérieux espoirs, qu’il
s’agisse du diagnostic ou du traitement. Une des victimes de l’accident de Géorgie, dont
les trente-trois lésions sont une illustration vivante des différentes formes cliniques des
brûlures radiologiques, constitue un exemple des progrès rendus possibles par les techniques modernes. Au plan du diagnostic et du pronostic, le bilan de l’extension des lésions
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