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Radioprotection et ingénierie nucléaire
chaque corps de métier apporte sa contribution. Aussi, dans la pratique, les points suivants
peuvent représenter des difficultés à surmonter :
– adapter le formalisme de l’étude aux enjeux du chantier,
– réaliser une étude dosimétrique prévisionnelle optimisée.
Adapter le formalisme de l’étude aux enjeux du chantier
Une difficulté majeure est d’adapter le formalisme de l’étude à l’enjeu dosimétrique du
chantier. En effet, même si, rappelons-le, il convient d’engager une démarche ALARA dans
chaque cas, il apparaît clairement qu’un chantier de quelques hommes-μSv ne sera pas
traité de la même façon qu’un chantier de plusieurs centaines d’hommes-mSv. Pour aider
les personnes à réaliser une étude d’optimisation de la radioprotection, il est possible de
déterminer des critères suivant lesquels la réflexion se portera à tel ou tel niveau. Par
exemple, pour un chantier de quelques hommes-μSv, il conviendra essentiellement de
savoir si les bonnes pratiques sont mises en place. Pour un chantier de plusieurs dizaines
d’hommes-mSv, il conviendra de s’interroger beaucoup plus en amont à savoir par
exemple, réfléchir sur les modes opératoires (si la technique est figée) ou bien même
encore sur la technique à utiliser. Les différents critères pour évaluer l’enjeu dosimétrique
peuvent être la dosimétrie collective (exemple que nous venons d’évoquer) ou bien encore
la dosimétrie individuelle ou les débits de dose (ou un mixte de ces critères). Plus tôt les
radioprotectionnistes sont inclus dans la démarche, plus aisée s’avère la réflexion à mener.
Réaliser une étude dosimétrique prévisionnelle optimisée
Bien souvent, les données fournies pour réaliser l’étude dosimétrique prévisionnelle prennent déjà en compte la mise en place d’actions de radioprotection. Dans ce cas, soit
l’étude prévisionnelle est actée telle quelle, les actions mises en place ne paraissant pas
déraisonnables, soit ces actions sont considérées comme un minimum à mettre en place
et une réflexion sur d’autres actions que l’on pourra comparer est engagée (la première
solution n’excluant d’ailleurs pas la seconde !).
Tableau 15.3. Analyse coût-bénéfice des actions de protection.
Action
Coût
d’exploitation
(€)
Dose collective
(H-mSv
Coût détriment
sanitaire (€)
Somme
(€)
Situation initiale
2,5
2,5 × 1500 = 3750
3750
Référence (eau + lumière
+ mise à distance)
≈ nul
1,11
1,11 × 1500 = 1665
1665
Référence + protection
biologique
≈ nul
0,77
0,77 × 1500 = 1155
1155
Référence + outillage
+ protection biologique
500
0,57
0,57 × 1500 = 855
1355
Référence
+ décontamination
550
0,37
0,37 × 1500 = 555
1105
Référence + outillage
+ décontamination
1050
0,27
0,27 × 1500 = 405
1455
Radioprotection et ingénierie nucléaire
chaque corps de métier apporte sa contribution. Aussi, dans la pratique, les points suivants
peuvent représenter des difficultés à surmonter :
– adapter le formalisme de l’étude aux enjeux du chantier,
– réaliser une étude dosimétrique prévisionnelle optimisée.
Adapter le formalisme de l’étude aux enjeux du chantier
Une difficulté majeure est d’adapter le formalisme de l’étude à l’enjeu dosimétrique du
chantier. En effet, même si, rappelons-le, il convient d’engager une démarche ALARA dans
chaque cas, il apparaît clairement qu’un chantier de quelques hommes-μSv ne sera pas
traité de la même façon qu’un chantier de plusieurs centaines d’hommes-mSv. Pour aider
les personnes à réaliser une étude d’optimisation de la radioprotection, il est possible de
déterminer des critères suivant lesquels la réflexion se portera à tel ou tel niveau. Par
exemple, pour un chantier de quelques hommes-μSv, il conviendra essentiellement de
savoir si les bonnes pratiques sont mises en place. Pour un chantier de plusieurs dizaines
d’hommes-mSv, il conviendra de s’interroger beaucoup plus en amont à savoir par
exemple, réfléchir sur les modes opératoires (si la technique est figée) ou bien même
encore sur la technique à utiliser. Les différents critères pour évaluer l’enjeu dosimétrique
peuvent être la dosimétrie collective (exemple que nous venons d’évoquer) ou bien encore
la dosimétrie individuelle ou les débits de dose (ou un mixte de ces critères). Plus tôt les
radioprotectionnistes sont inclus dans la démarche, plus aisée s’avère la réflexion à mener.
Réaliser une étude dosimétrique prévisionnelle optimisée
Bien souvent, les données fournies pour réaliser l’étude dosimétrique prévisionnelle prennent déjà en compte la mise en place d’actions de radioprotection. Dans ce cas, soit
l’étude prévisionnelle est actée telle quelle, les actions mises en place ne paraissant pas
déraisonnables, soit ces actions sont considérées comme un minimum à mettre en place
et une réflexion sur d’autres actions que l’on pourra comparer est engagée (la première
solution n’excluant d’ailleurs pas la seconde !).
Tableau 15.3. Analyse coût-bénéfice des actions de protection.
Action
Coût
d’exploitation
(€)
Dose collective
(H-mSv
Coût détriment
sanitaire (€)
Somme
(€)
Situation initiale
2,5
2,5 × 1500 = 3750
3750
Référence (eau + lumière
+ mise à distance)
≈ nul
1,11
1,11 × 1500 = 1665
1665
Référence + protection
biologique
≈ nul
0,77
0,77 × 1500 = 1155
1155
Référence + outillage
+ protection biologique
500
0,57
0,57 × 1500 = 855
1355
Référence
+ décontamination
550
0,37
0,37 × 1500 = 555
1105
Référence + outillage
+ décontamination
1050
0,27
0,27 × 1500 = 405
1455
