15 - Optimisation
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La combinaison de la référence et de la décontamination permet de faire passer la dose
collective totale à 0,37 homme-mSv pour un coût de 550 €.
Enfin, la combinaison de la référence, de la modification de l’outillage et de la décontamination permet encore de réduire la dose collective qui passe à 0,27 homme-mSv pour
un coût de 1050 € sans augmentation de la dose des agents de servitude.
Les actions ont été classées par ordre de coût croissant. L’action « référence plus outillage »
ne permet aucun gain dosimétrique par rapport à l’action précédente (« référence + protection biologique »), alors qu’elle coûte plus cher, elle est éliminée d’emblée.
Méthodes d’aide à la décision
La question qui se pose alors est de savoir jusqu’où l’on peut raisonnablement engager des
dépenses pour réduire la dose ?
Pour comparer des options de protection caractérisées par des critères de doses et de
coûts, plusieurs techniques d’aide à la décision ont été développées : les méthodes dites
du coût-efficacité, du coût-bénéfice, du coût raisonnable qui toutes utilisent un même
outil : la valeur (ou le système de valeurs) monétaire de l’homme-sievert évité. Dès lors
que l’on voudra prendre en compte d’autres critères (par exemple les risques autres que
radiologiques ou le contexte social), les méthodes précédentes ne seront plus suffisantes
et il faudra utiliser des méthodes dites multicritères.
Dans l’exemple de la vanne, seule la méthode la plus simple, l’analyse coût-bénéfice, sera
utilisée. Dans cette méthode, la valeur monétaire « de référence » de l’homme-sievert
correspond à la somme maximale que l’entreprise considère raisonnable de dépenser pour
éviter une unité de dose. Dans l’exemple, elle sera de 1500 € par homme-mSv évité
(1,5 M € par homme-sievert évité).
Avec la méthode coût-bénéfice, il convient d’additionner pour chaque option (une option
peut être égale à une combinaison d’actions) le coût « d’exploitation » de l’option au coût
du détriment sanitaire qui inclut le bénéfice car ce coût du détriment est d’autant plus
faible que la dose liée à l’option est réduite. L’option optimale est l’option dont la somme
est la plus faible (Tableau 15.3).
On entend par « coût du détriment sanitaire » le produit de la dose collective résiduelle
correspondant à la mise en place de l’option par la valeur monétaire de l’homme-mSv
(cela revient à monétiser le détriment sanitaire induit par les rayonnements ionisants, sous
les hypothèses vues dans la première partie).
La combinaison d’actions optimale, c’est-à-dire qui permet d’obtenir le plus grand gain en
terme de dose collective évitée tout en prenant en compte les transferts de dose, est dans
l’exemple considéré :
Décontamination + Maintien en eau + Halogène + Mise à distance
En l’absence de critères autres que radiologiques, c’est donc cette option qui devrait être
retenue.
15.4.2.4. Et la réalité du terrain ?
L’exemple précédent se veut pédagogique. Le plus important est de comprendre que cette
démarche est transverse : elle doit être le résultat d’une réflexion commune dans laquelle
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La combinaison de la référence et de la décontamination permet de faire passer la dose
collective totale à 0,37 homme-mSv pour un coût de 550 €.
Enfin, la combinaison de la référence, de la modification de l’outillage et de la décontamination permet encore de réduire la dose collective qui passe à 0,27 homme-mSv pour
un coût de 1050 € sans augmentation de la dose des agents de servitude.
Les actions ont été classées par ordre de coût croissant. L’action « référence plus outillage »
ne permet aucun gain dosimétrique par rapport à l’action précédente (« référence + protection biologique »), alors qu’elle coûte plus cher, elle est éliminée d’emblée.
Méthodes d’aide à la décision
La question qui se pose alors est de savoir jusqu’où l’on peut raisonnablement engager des
dépenses pour réduire la dose ?
Pour comparer des options de protection caractérisées par des critères de doses et de
coûts, plusieurs techniques d’aide à la décision ont été développées : les méthodes dites
du coût-efficacité, du coût-bénéfice, du coût raisonnable qui toutes utilisent un même
outil : la valeur (ou le système de valeurs) monétaire de l’homme-sievert évité. Dès lors
que l’on voudra prendre en compte d’autres critères (par exemple les risques autres que
radiologiques ou le contexte social), les méthodes précédentes ne seront plus suffisantes
et il faudra utiliser des méthodes dites multicritères.
Dans l’exemple de la vanne, seule la méthode la plus simple, l’analyse coût-bénéfice, sera
utilisée. Dans cette méthode, la valeur monétaire « de référence » de l’homme-sievert
correspond à la somme maximale que l’entreprise considère raisonnable de dépenser pour
éviter une unité de dose. Dans l’exemple, elle sera de 1500 € par homme-mSv évité
(1,5 M € par homme-sievert évité).
Avec la méthode coût-bénéfice, il convient d’additionner pour chaque option (une option
peut être égale à une combinaison d’actions) le coût « d’exploitation » de l’option au coût
du détriment sanitaire qui inclut le bénéfice car ce coût du détriment est d’autant plus
faible que la dose liée à l’option est réduite. L’option optimale est l’option dont la somme
est la plus faible (Tableau 15.3).
On entend par « coût du détriment sanitaire » le produit de la dose collective résiduelle
correspondant à la mise en place de l’option par la valeur monétaire de l’homme-mSv
(cela revient à monétiser le détriment sanitaire induit par les rayonnements ionisants, sous
les hypothèses vues dans la première partie).
La combinaison d’actions optimale, c’est-à-dire qui permet d’obtenir le plus grand gain en
terme de dose collective évitée tout en prenant en compte les transferts de dose, est dans
l’exemple considéré :
Décontamination + Maintien en eau + Halogène + Mise à distance
En l’absence de critères autres que radiologiques, c’est donc cette option qui devrait être
retenue.
15.4.2.4. Et la réalité du terrain ?
L’exemple précédent se veut pédagogique. Le plus important est de comprendre que cette
démarche est transverse : elle doit être le résultat d’une réflexion commune dans laquelle
