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Radioprotection et ingénierie nucléaire
La dose individuelle de chaque mécanicien (qui intervient pendant 5 heures sur la vanne)
est donc de :
5 h × 0,07 mSv . h –1 = 0,35 mSv.
La dose collective totale des mécaniciens devient égale à :
0,35 mSv × 5 hommes = 1,75 homme-mSv.
Mais le retour d’expérience montre que la mise en place et le retrait de cette protection
biologique sont réalisés par 2 agents de servitude et durent 1/4 h pour chaque phase
(Figure 15.5). La dose des mécaniciens n’est donc pas la seule à comptabiliser. Le débit de
dose ambiant au poste de travail des agents de servitude est de 0,06 mSv . h –1 . La dose individuelle de chaque agent de servitude est de :
2 phases × 0,25 h × 0,06 mSv . h –1 = 0,03 mSv.
La dose collective des 2 intervenants est de :
2 × 0,03 mSv = 0,06 homme-mSv.
La dose collective totale de l’intervention est donc 1,75 + 0,06 = 1,81 homme-mSv. La
protection biologique étant en stock, aucun coût d’achat ou d’amortissement ne sera
imputé à cette action. Par ailleurs, l’heure de travail supplémentaire des agents de servitude sera prise sur le forfait global et considérée comme négligeable pour cette étude : le
coût de l’action peut donc être assimilé à un coût nul.
Autres actions de protection prises isolément
Les autres actions sont à leur tour étudiées isolément et comparées à la situation initiale.
Ainsi l’installation d’une lampe halogène permet de faire baisser le temps de travail exposé
de 10 %, il passe donc de 5 à 4,5 heures, ce qui permet de réduire la dose collective de
2,5 à 2,25 homme-mSv ; comme cela a déjà été dit, l’analyse de la procédure permet de
mettre à distance deux des cinq mécaniciens qui ne sont plus exposés que 3 heures et dans
ce cas la dose collective totale serait de 2,1 homme-mSv : ces deux actions peuvent être
mises en œuvre à un coût nul (mise à distance) ou pratiquement nul (il y a des lampes
disponibles dans la réserve du matériel).
La modification de l’outillage pour l’adapter à la vanne et à l’environnement permet de
réduire de 5 à 3 le nombre total de mécaniciens nécessaires pour effectuer le contrôle ce
qui permet de diminuer la dose de 2,5 à 1,5 homme-mSv. Le coût de cette modification
est estimé à 500 € (part du coût d’achat amorti sur une intervention).
Enfin, la décontamination de la canalisation permet de réduire le débit de dose de
0,1 mSv>h –1 à 0,03 mSv>h –1 pour un coût de 550 € (main d’œuvre, amortissement et
Figure 15.5. Action de pose d’une protection biologique.
Radioprotection et ingénierie nucléaire
La dose individuelle de chaque mécanicien (qui intervient pendant 5 heures sur la vanne)
est donc de :
5 h × 0,07 mSv . h –1 = 0,35 mSv.
La dose collective totale des mécaniciens devient égale à :
0,35 mSv × 5 hommes = 1,75 homme-mSv.
Mais le retour d’expérience montre que la mise en place et le retrait de cette protection
biologique sont réalisés par 2 agents de servitude et durent 1/4 h pour chaque phase
(Figure 15.5). La dose des mécaniciens n’est donc pas la seule à comptabiliser. Le débit de
dose ambiant au poste de travail des agents de servitude est de 0,06 mSv . h –1 . La dose individuelle de chaque agent de servitude est de :
2 phases × 0,25 h × 0,06 mSv . h –1 = 0,03 mSv.
La dose collective des 2 intervenants est de :
2 × 0,03 mSv = 0,06 homme-mSv.
La dose collective totale de l’intervention est donc 1,75 + 0,06 = 1,81 homme-mSv. La
protection biologique étant en stock, aucun coût d’achat ou d’amortissement ne sera
imputé à cette action. Par ailleurs, l’heure de travail supplémentaire des agents de servitude sera prise sur le forfait global et considérée comme négligeable pour cette étude : le
coût de l’action peut donc être assimilé à un coût nul.
Autres actions de protection prises isolément
Les autres actions sont à leur tour étudiées isolément et comparées à la situation initiale.
Ainsi l’installation d’une lampe halogène permet de faire baisser le temps de travail exposé
de 10 %, il passe donc de 5 à 4,5 heures, ce qui permet de réduire la dose collective de
2,5 à 2,25 homme-mSv ; comme cela a déjà été dit, l’analyse de la procédure permet de
mettre à distance deux des cinq mécaniciens qui ne sont plus exposés que 3 heures et dans
ce cas la dose collective totale serait de 2,1 homme-mSv : ces deux actions peuvent être
mises en œuvre à un coût nul (mise à distance) ou pratiquement nul (il y a des lampes
disponibles dans la réserve du matériel).
La modification de l’outillage pour l’adapter à la vanne et à l’environnement permet de
réduire de 5 à 3 le nombre total de mécaniciens nécessaires pour effectuer le contrôle ce
qui permet de diminuer la dose de 2,5 à 1,5 homme-mSv. Le coût de cette modification
est estimé à 500 € (part du coût d’achat amorti sur une intervention).
Enfin, la décontamination de la canalisation permet de réduire le débit de dose de
0,1 mSv>h –1 à 0,03 mSv>h –1 pour un coût de 550 € (main d’œuvre, amortissement et
Figure 15.5. Action de pose d’une protection biologique.
