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Radioprotection et ingénierie nucléaire
15.4.2.2. Identification des actions de radioprotection et des
critères de choix
Il s’agit maintenant d’identifier toutes les actions de radioprotection envisageables. Il
convient donc de se demander ce qu’il serait possible de faire pour agir sur les trois
composantes de la dose :
– le débit de dose (actions sur les sources, protections…) ;
– le temps de travail (actions sur les procédures, les conditions de travail…) ;
– le nombre de personnes exposées.
Pour répondre à ces questions, il est essentiel qu’un réel travail d’équipe pluridisciplinaire
s’instaure. En effet, s’il est indispensable de s’appuyer sur les radioprotectionnistes qui
connaissent bien les ambiances dosimétriques et qui les mesurent, il est tout aussi important de rechercher des idées auprès des spécialistes qui interviennent dans la réalisation et
la préparation des chantiers car ce sont eux qui connaissent les bonnes pratiques, les aléas
rencontrés et qui, bien souvent, pourront faire des propositions d’amélioration de l’organisation du travail.
À cette étape, l’analyse des documents de retour d’expérience où sont consignés les résultats (techniques, dosimétriques…) des travaux effectués, le matériel utilisé, les difficultés
rencontrées…, revêt une importance toute particulière.
Par ailleurs, l’utilisation des check-lists qui ont été présentées précédemment peut largement faciliter le travail de recensement des actions de protection.
La réflexion concernant la réduction des débits de dose nécessite de connaître les sources
et leur contribution au débit ambiant au poste de travail. Dans notre exemple, on admettra
que le débit à cet endroit est de 0,1 mSv>h –1 et provient pour 0,09 mSv>h –1 de la tuyauterie
vide et pour 0,01 mSv>h –1 de la vanne elle-même (Figure 15.3). Il est alors possible d’envisager de s’attaquer en priorité à la composante principale du débit en maintenant la tuyauterie en eau ou en la décontaminant (actions sur la source elle-même) ou en installant une
protection biologique entre les mécaniciens et la tuyauterie. D’autres actions sont envisageables.
En vue de réduire le temps de travail exposé, il faut tout d’abord s’assurer que le retour
d’expérience fait bien apparaître les pertes de temps dues à des dysfonctionnements de
façon à en tenir compte. Dans notre cas, l’expérience a montré que le travail n’était pas
effectué dans de très bonnes conditions, l’outillage était inadapté à l’environnement et aux
caractéristiques de la vanne et la casemate où elle se situe était très mal éclairée. Il est
donc possible d’envisager de mettre une lampe halogène pour améliorer les conditions de
Figure 15.3. Contribution des sources au débit de dose ambiant.
Radioprotection et ingénierie nucléaire
15.4.2.2. Identification des actions de radioprotection et des
critères de choix
Il s’agit maintenant d’identifier toutes les actions de radioprotection envisageables. Il
convient donc de se demander ce qu’il serait possible de faire pour agir sur les trois
composantes de la dose :
– le débit de dose (actions sur les sources, protections…) ;
– le temps de travail (actions sur les procédures, les conditions de travail…) ;
– le nombre de personnes exposées.
Pour répondre à ces questions, il est essentiel qu’un réel travail d’équipe pluridisciplinaire
s’instaure. En effet, s’il est indispensable de s’appuyer sur les radioprotectionnistes qui
connaissent bien les ambiances dosimétriques et qui les mesurent, il est tout aussi important de rechercher des idées auprès des spécialistes qui interviennent dans la réalisation et
la préparation des chantiers car ce sont eux qui connaissent les bonnes pratiques, les aléas
rencontrés et qui, bien souvent, pourront faire des propositions d’amélioration de l’organisation du travail.
À cette étape, l’analyse des documents de retour d’expérience où sont consignés les résultats (techniques, dosimétriques…) des travaux effectués, le matériel utilisé, les difficultés
rencontrées…, revêt une importance toute particulière.
Par ailleurs, l’utilisation des check-lists qui ont été présentées précédemment peut largement faciliter le travail de recensement des actions de protection.
La réflexion concernant la réduction des débits de dose nécessite de connaître les sources
et leur contribution au débit ambiant au poste de travail. Dans notre exemple, on admettra
que le débit à cet endroit est de 0,1 mSv>h –1 et provient pour 0,09 mSv>h –1 de la tuyauterie
vide et pour 0,01 mSv>h –1 de la vanne elle-même (Figure 15.3). Il est alors possible d’envisager de s’attaquer en priorité à la composante principale du débit en maintenant la tuyauterie en eau ou en la décontaminant (actions sur la source elle-même) ou en installant une
protection biologique entre les mécaniciens et la tuyauterie. D’autres actions sont envisageables.
En vue de réduire le temps de travail exposé, il faut tout d’abord s’assurer que le retour
d’expérience fait bien apparaître les pertes de temps dues à des dysfonctionnements de
façon à en tenir compte. Dans notre cas, l’expérience a montré que le travail n’était pas
effectué dans de très bonnes conditions, l’outillage était inadapté à l’environnement et aux
caractéristiques de la vanne et la casemate où elle se situe était très mal éclairée. Il est
donc possible d’envisager de mettre une lampe halogène pour améliorer les conditions de
Figure 15.3. Contribution des sources au débit de dose ambiant.
