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Radioprotection et ingénierie nucléaire
15.3. Des moyens adaptés
15.3.1. Des structures de décision et d’analyse
Pour que l’engagement de la direction en faveur du principe d’optimisation puisse se
concrétiser, il faut des structures capables d’assurer l’application de ce dernier. Ces structures doivent fournir un cadre « pérenne » à la mise en œuvre de la politique de radioprotection de l’entreprise, à la hauteur de ses ambitions ; elles doivent être suffisamment
souples pour ne pas bouleverser les organisations ni accroître les contraintes administratives préexistantes.
Elles peuvent revêtir diverses formes suivant les situations, mais dans les faits, deux
grandes tendances se dégagent.
Dans le premier cas, ALARA est considéré comme faisant partie intégrante du programme
général de radioprotection, et les organes de gestion existants sont suffisants.
Dans le second cas, des structures ALARA spécifiques sont instituées dans le but de focaliser l’attention sur l’application d’ALARA. Ce type d’organisation comporte généralement
trois éléments de base :
– l’élément central est le comité ALARA, dirigé par un responsable hiérarchique de haut
niveau qui définit les objectifs dosimétriques,
– le coordinateur ALARA est responsable de la mise en œuvre du programme,
– les groupes de travail ou de projet ALARA sont chargés de faire des propositions et
d’instruire les dossiers.
Quel que soit le cas de figure retenu (structures spécifiques ALARA ou non), la radioprotection doit être confiée à des personnes ou services compétents disposant d’un accès
direct à la direction et d’une indépendance par rapport aux responsables de l’exploitation
et de la maintenance des installations. Ces personnes ou services doivent de plus travailler
en concertation permanente avec les autres spécialités.
15.3.2. Des outils spécifiques
L’engagement des acteurs étant acquis et les structures appropriées étant en place, il reste
à mettre en œuvre un programme de travail. Ce programme sera facilité par l’utilisation
d’outils ALARA. Pendant la phase de préparation des travaux, ces outils permettent :
– d’évaluer les expositions collectives et individuelles prévisionnelles ;
– de comparer et sélectionner les actions optimales ;
– de fixer des objectifs dosimétriques détaillés.
Pendant l’exécution des travaux, ils favorisent :
– le recueil en temps réel des informations fines par tâches élémentaires (y compris le
recueil de données sur les aléas) ;
– la comparaison des expositions prévues et réalisées ;
– la mise en œuvre immédiate d’actions correctrices ;
– l’alimentation des bases de données de retour d’expérience.
À l’issue des travaux, ils sont utilisés pour :
– l’analyse détaillée des performances ;
– l’évaluation de nouveaux développements, l’amélioration des procédés et de l’organisation.
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