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Radioprotection et ingénierie nucléaire
La quantité de particules recueillie sur chaque étage peut être déterminée ultérieurement
par comptage de la radioactivité et permet ainsi d’établir la concentration et la granulométrie en activité de l’aérosol prélevé.
L’avantage des impacteurs en cascade est la simplicité de fonctionnement, basé sur un
principe bien établi.
Techniques individuelles
Il n’existe pas de techniques individuelles qui soient spécifiques au prélèvement des aérosols dans l’industrie nucléaire. Ainsi, les techniques utilisées sont empruntées au secteur
de l’hygiène du travail dans lequel de nombreux dispositifs ont été et sont encore développés. On peut noter que, depuis quelques années, les dispositifs sont dédiés à la mesure
d’une des trois fractions (inhalable, thoracique, alvéolaire) de l’aérosol ambiant décrites
au paragraphe 13.7.1
Un dispositif complet de prélèvement individuel comprend l’échantillonneur individuel,
un tuyau souple de raccordement à une pompe et une pompe miniature autonome.
De la même façon que pour les techniques destinées au prélèvement à poste fixe, les
échantillonneurs individuels sont des systèmes porte-filtre de dimensions réduites afin que
la gêne imposée à l’opérateur soit minime. L’échantillonneur individuel dispose d’un
orifice de captage par lequel est aspiré l’air et l’aérosol et d’un filtre collecteur placé généralement directement en aval. L’échantillonneur individuel est placé le plus près possible
des voies respiratoires de l’opérateur que sont le nez et la bouche, dans une zone dite
respiratoire. Cette zone est définie de façon arbitraire par l’hémisphère (généralement de
rayon 30 cm) s’étendant devant la face de la personne. Dans la pratique, l’échantillonneur
est positionné au niveau de la poitrine, des épaules ou à l’encolure. La pompe autonome
se porte généralement à la ceinture et son débit est réglable et faible, habituellement
compris entre 1 et 5 l>min –1 . Le débit de la pompe est à ajuster au débit préconisé pour
l’échantillonneur individuel utilisé. La valeur du débit d’aspiration ainsi que sa stabilité
tout au long du prélèvement sont des paramètres importants. Le non-respect des précautions d’emploi peut en effet conduire à des écarts de débits qui induisent des modifications
des performances d’échantillonnage du préleveur individuel. Une étape importante
lorsque l’on effectue des échantillonnages d’aérosols (qu’ils soient effectués à poste fixe
ou en individuel) est le contrôle du débit des pompes afin que la détermination des
volumes d’air échantillonnés lors des prélèvements soit la plus précise possible.
À partir de la connaissance du volume d’air échantillonné et de l’activité présente sur le
filtre, on déduit une activité volumique que l’on suppose être égale à celle que l’opérateur
a incorporée.
Dans la très grande majorité des cas, les échantillonneurs individuels disponibles commercialement permettent de mesurer une fraction de la concentration totale de l’aérosol
ambiant. Il existe pour la mesure de la granulométrie des impacteurs de petites dimensions
dont les débits sont faibles (généralement 2 l>min –1 ) dont les diamètres de coupures vont
de 0,6 μm à environ 20 μm, pour un nombre d’étages compris entre 4 et 8. Pour de plus
amples détails sur les dispositifs existants, on peut se reporter à des documents disponibles
dans la littérature (Vincent, 1995 ; Witschger, 1999).
Analyse et limite de détection
Étape ultime du mesurage, l’analyse des échantillons met en œuvre les techniques traditionnelles nucléaires (paragraphe 5.4). Elle peut être directement effectuée sur le média
Radioprotection et ingénierie nucléaire
La quantité de particules recueillie sur chaque étage peut être déterminée ultérieurement
par comptage de la radioactivité et permet ainsi d’établir la concentration et la granulométrie en activité de l’aérosol prélevé.
L’avantage des impacteurs en cascade est la simplicité de fonctionnement, basé sur un
principe bien établi.
Techniques individuelles
Il n’existe pas de techniques individuelles qui soient spécifiques au prélèvement des aérosols dans l’industrie nucléaire. Ainsi, les techniques utilisées sont empruntées au secteur
de l’hygiène du travail dans lequel de nombreux dispositifs ont été et sont encore développés. On peut noter que, depuis quelques années, les dispositifs sont dédiés à la mesure
d’une des trois fractions (inhalable, thoracique, alvéolaire) de l’aérosol ambiant décrites
au paragraphe 13.7.1
Un dispositif complet de prélèvement individuel comprend l’échantillonneur individuel,
un tuyau souple de raccordement à une pompe et une pompe miniature autonome.
De la même façon que pour les techniques destinées au prélèvement à poste fixe, les
échantillonneurs individuels sont des systèmes porte-filtre de dimensions réduites afin que
la gêne imposée à l’opérateur soit minime. L’échantillonneur individuel dispose d’un
orifice de captage par lequel est aspiré l’air et l’aérosol et d’un filtre collecteur placé généralement directement en aval. L’échantillonneur individuel est placé le plus près possible
des voies respiratoires de l’opérateur que sont le nez et la bouche, dans une zone dite
respiratoire. Cette zone est définie de façon arbitraire par l’hémisphère (généralement de
rayon 30 cm) s’étendant devant la face de la personne. Dans la pratique, l’échantillonneur
est positionné au niveau de la poitrine, des épaules ou à l’encolure. La pompe autonome
se porte généralement à la ceinture et son débit est réglable et faible, habituellement
compris entre 1 et 5 l>min –1 . Le débit de la pompe est à ajuster au débit préconisé pour
l’échantillonneur individuel utilisé. La valeur du débit d’aspiration ainsi que sa stabilité
tout au long du prélèvement sont des paramètres importants. Le non-respect des précautions d’emploi peut en effet conduire à des écarts de débits qui induisent des modifications
des performances d’échantillonnage du préleveur individuel. Une étape importante
lorsque l’on effectue des échantillonnages d’aérosols (qu’ils soient effectués à poste fixe
ou en individuel) est le contrôle du débit des pompes afin que la détermination des
volumes d’air échantillonnés lors des prélèvements soit la plus précise possible.
À partir de la connaissance du volume d’air échantillonné et de l’activité présente sur le
filtre, on déduit une activité volumique que l’on suppose être égale à celle que l’opérateur
a incorporée.
Dans la très grande majorité des cas, les échantillonneurs individuels disponibles commercialement permettent de mesurer une fraction de la concentration totale de l’aérosol
ambiant. Il existe pour la mesure de la granulométrie des impacteurs de petites dimensions
dont les débits sont faibles (généralement 2 l>min –1 ) dont les diamètres de coupures vont
de 0,6 μm à environ 20 μm, pour un nombre d’étages compris entre 4 et 8. Pour de plus
amples détails sur les dispositifs existants, on peut se reporter à des documents disponibles
dans la littérature (Vincent, 1995 ; Witschger, 1999).
Analyse et limite de détection
Étape ultime du mesurage, l’analyse des échantillons met en œuvre les techniques traditionnelles nucléaires (paragraphe 5.4). Elle peut être directement effectuée sur le média
