13 - Les dispositifs de protection contre la contamination interne
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collecteur par comptage global et exprimée en Bq. À partir du volume d’air aspiré en m 3 ,
on détermine aisément la concentration de l’aérosol qui a été échantillonné en Bq>m –3 .
De la même façon, la distribution granulométrique est déterminée à partir des comptages
globaux sur chacune des plaques d’impaction des impacteurs en cascade. De cette façon,
on caractérise l’aérosol échantillonné en termes de diamètre aérodynamique médian en
activité (DAMA) et d’écart-type géométrique σ g .
À partir d’un prélèvement sur filtre, une caractérisation physico-chimique par microscopie
électronique à balayage (MEB) peut être conduite pour, par exemple, déterminer un
diamètre géométrique ou la forme des particules et leur état d’agrégation. Ces techniques
d’analyse sont celles qui sont couramment utilisées pour les études de postes de travail
dans l’industrie nucléaire (Ansoborlo et al., 1995).
La limite de détection en Bq>m –3 est principalement donnée par la technique de mesure
utilisée, ainsi que par la durée du prélèvement qui détermine le volume d’air échantillonné. Pour la mesure de l’activité sur le média filtrant, la limite de détection (en Bq)
dépend de la durée de comptage, du bruit de fond et du rendement de l’appareil. Le rendement prend en compte la géométrie du détecteur et l’effet d’absorption du média filtrant ;
il est donc propre à chaque couple appareil-média filtrant.
L’efficacité d’échantillonnage du dispositif de prélèvement dépendant fortement du débit
de prélèvement, il est important d’une part que celui-ci corresponde bien au débit d’utilisation du dispositif, d’autre part que la variation de débit au cours de la période de prélèvement soit faible (le volume d’air total prélevé doit être connu à mieux que 10 % près).
Dans certains cas, il peut être également nécessaire de corriger la température et la pression pour le débit d’échantillonnage si les conditions d’étalonnage du débit diffèrent trop
de celles existantes sur le lieu de travail.
En conclusion, l’échantillonnage des aérosols dans une optique d’évaluation de l’exposition d’un opérateur reste une opération délicate qui relève de spécialistes. Différents
modes de prélèvement peuvent être mis en œuvre : à poste fixe (ou en ambiance) et individuel. Ces deux moyens complémentaires conduisent à des résultats de mesures dont les
différences doivent être appréciées correctement. Ces différences proviennent d’un
ensemble de paramètres liés à l’aérosol présent au poste de travail, à l’opérateur et aux
performances d’échantillonnage des techniques mises en œuvre qui peuvent être très
différentes et entraîner des biais significatifs. De même qu’il n’existe pas de dispositif
d’échantillonnage idéal, on peut dire qu’il n’existe pas une seule stratégie d’évaluation de
l’exposition interne des opérateurs au poste de travail.
Références
AIHA (1996) Particle sampling using cascade impactors. Some practical application issues
(AIHA Aerosol technology Committee, édité par John Y. Young, American Industrial
Hygiene Association, Fairfax, VA).
Ansoborlo E., Claraz M., Hengé-Napoli M.H., Métivier H., Garden J., Cheynet M.C.
(1995) Étude de l’exposition industrielle à des aérosols d’uranium dans le procédé
d’enrichissement par laser. Méthodes et résultats, Radioprotection, 33 (1), 13-24.
Boulaud D., Laborde J.-C., Pourprix M. (1994) Characterisation of contamination migration in the workplace, Radiat. Prot. Dosim., 53, 63-64.
Hering S.V. (1995) Impactors, cyclones, and other inertial and graviational collectors. Air
Sampling Instruments for evaluation of atmospheric contaminants, 8th edition (ACGIH,
Cincinnati, Ohio).
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collecteur par comptage global et exprimée en Bq. À partir du volume d’air aspiré en m 3 ,
on détermine aisément la concentration de l’aérosol qui a été échantillonné en Bq>m –3 .
De la même façon, la distribution granulométrique est déterminée à partir des comptages
globaux sur chacune des plaques d’impaction des impacteurs en cascade. De cette façon,
on caractérise l’aérosol échantillonné en termes de diamètre aérodynamique médian en
activité (DAMA) et d’écart-type géométrique σ g .
À partir d’un prélèvement sur filtre, une caractérisation physico-chimique par microscopie
électronique à balayage (MEB) peut être conduite pour, par exemple, déterminer un
diamètre géométrique ou la forme des particules et leur état d’agrégation. Ces techniques
d’analyse sont celles qui sont couramment utilisées pour les études de postes de travail
dans l’industrie nucléaire (Ansoborlo et al., 1995).
La limite de détection en Bq>m –3 est principalement donnée par la technique de mesure
utilisée, ainsi que par la durée du prélèvement qui détermine le volume d’air échantillonné. Pour la mesure de l’activité sur le média filtrant, la limite de détection (en Bq)
dépend de la durée de comptage, du bruit de fond et du rendement de l’appareil. Le rendement prend en compte la géométrie du détecteur et l’effet d’absorption du média filtrant ;
il est donc propre à chaque couple appareil-média filtrant.
L’efficacité d’échantillonnage du dispositif de prélèvement dépendant fortement du débit
de prélèvement, il est important d’une part que celui-ci corresponde bien au débit d’utilisation du dispositif, d’autre part que la variation de débit au cours de la période de prélèvement soit faible (le volume d’air total prélevé doit être connu à mieux que 10 % près).
Dans certains cas, il peut être également nécessaire de corriger la température et la pression pour le débit d’échantillonnage si les conditions d’étalonnage du débit diffèrent trop
de celles existantes sur le lieu de travail.
En conclusion, l’échantillonnage des aérosols dans une optique d’évaluation de l’exposition d’un opérateur reste une opération délicate qui relève de spécialistes. Différents
modes de prélèvement peuvent être mis en œuvre : à poste fixe (ou en ambiance) et individuel. Ces deux moyens complémentaires conduisent à des résultats de mesures dont les
différences doivent être appréciées correctement. Ces différences proviennent d’un
ensemble de paramètres liés à l’aérosol présent au poste de travail, à l’opérateur et aux
performances d’échantillonnage des techniques mises en œuvre qui peuvent être très
différentes et entraîner des biais significatifs. De même qu’il n’existe pas de dispositif
d’échantillonnage idéal, on peut dire qu’il n’existe pas une seule stratégie d’évaluation de
l’exposition interne des opérateurs au poste de travail.
Références
AIHA (1996) Particle sampling using cascade impactors. Some practical application issues
(AIHA Aerosol technology Committee, édité par John Y. Young, American Industrial
Hygiene Association, Fairfax, VA).
Ansoborlo E., Claraz M., Hengé-Napoli M.H., Métivier H., Garden J., Cheynet M.C.
(1995) Étude de l’exposition industrielle à des aérosols d’uranium dans le procédé
d’enrichissement par laser. Méthodes et résultats, Radioprotection, 33 (1), 13-24.
Boulaud D., Laborde J.-C., Pourprix M. (1994) Characterisation of contamination migration in the workplace, Radiat. Prot. Dosim., 53, 63-64.
Hering S.V. (1995) Impactors, cyclones, and other inertial and graviational collectors. Air
Sampling Instruments for evaluation of atmospheric contaminants, 8th edition (ACGIH,
Cincinnati, Ohio).
