13 - Les dispositifs de protection contre la contamination interne
403
débit de prélèvement est de 25 l>min –1 . Dans l’industrie nucléaire, on trouve également
un dispositif spécifique dénommé APA, appareil de prélèvement atmosphérique.
La technique la plus largement utilisée pour échantillonner l’aérosol en classes granulométriques est l’impacteur en cascade dont la représentation schématique est donnée sur
la figure 13.4. Cette technique est fondée sur le fait que les particules, de par leur inertie,
voient leur trajectoire dévier de celle des filets du fluide porteur (l’air).
Au niveau d’un étage de l’impacteur, l’air chargé en particules est dévié par la plaque
d’impaction alors que les particules les plus grosses dont l’inertie est trop importante
impactent sur la plaque. Une succession d’étages permet donc de séparer et de classer les
particules en fonction du diamètre caractéristique qui est le diamètre aérodynamique. À
chaque étage, on fait correspondre un « diamètre de coupure » qui est le diamètre pour
lequel la probabilité d’impaction (ou de collection) sur la plaque est de 0,5. En réalité, à
chaque étage correspond une efficacité de collection qui est déterminée par un étalonnage.
Dans le commerce, les impacteurs destinés au prélèvement à poste fixe disposent généralement de six à douze étages de collection. Ils peuvent être utilisés sur un large domaine
de dimensions qui varie typiquement de 0,03 m à environ 20 m, pour un débit d’aspiration compris entre 1 l>min –1 à environ 30 l>min –1 (Hering, 1995). Cette souplesse d’utilisation justifie le grand nombre d’études où les impacteurs ont été utilisés. Toutefois, il
convient d’être prudent lors de leur utilisation car des effets parasites (rebond, dépôt, etc.)
existent dont il faut tenir compte (AIHA, 1996).
Figure 13.4. Schéma de principe d’un impacteur en cascade (d’après Renoux et Boulaud, 1998).
Précédent

- 402/505

Suivant