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Radioprotection et ingénierie nucléaire
Prélèvement pour alarme
En cas de dysfonctionnement d’une installation, il conviendra d’être capable de détecter
au plus vite une situation anormale par rapport à l’ambiance moyenne de l’installation et
de déclencher une alerte par alarme sonore ou lumineuse. Les appareils utilisés
(dénommés généralement « balises ») sont des appareils qui fonctionnent en continu et
intègrent toutes les fonctions (aspiration sur filtre, détection, calcul de l’activité et statistique, gestion du filtre) pour déclencher une alerte sur des valeurs quasi instantanées et
intégrées.
La question de la représentativité du prélèvement par rapport à l’opérateur n’est pas
primordiale puisque dans ce cas l’on cherche à détecter un niveau bas de concentration.
Ainsi, dans le cas où la source de contamination potentielle est connue, il conviendra de
placer au plus près le dispositif de prélèvement. Pour des ateliers où les sources de contamination sont multiples, la localisation du (ou des) dispositif(s) de prélèvement peut être
optimisée à l’aide de techniques de traçage gazeux et particulaire (Boulaud et al., 1994),
le coût élevé des dispositifs ne permettant pas toujours de disposer d’un nombre d’appareils suffisant.
13.7.2.3. Techniques d’échantillonnage des aérosols
Un dispositif d’échantillonnage idéal serait un dispositif qui aurait une efficacité d’échantillonnage égale à l’unité indépendamment du diamètre des particules de l’aérosol ambiant
et des autres paramètres environnementaux (vitesse et direction de l’air, etc.). Un tel dispositif n’existe pas. De la même façon que les voies respiratoires d’entrée (le nez et la bouche)
sont sélectives vis-à-vis du diamètre des particules, les dispositifs d’échantillonnage prélèvent avec une efficacité qui décroît généralement lorsque le diamètre des particules
augmente. Un dispositif destiné à être utilisé pour évaluer l’aérosol inhalé (ou une fraction
de cet aérosol) doit avoir une courbe d’efficacité d’échantillonnage conforme à l’une des
trois conventions d’échantillonnage présentées au paragraphe 13.7.1. En pratique, les
performances des dispositifs du commerce s’écartent bien souvent et plus ou moins de ces
conventions.
En principe, toutes les techniques standard d’échantillonnage des aérosols qui existent sur
le marché peuvent être utilisées pour la mesure des aérosols radioactifs (Perrin et al.,
2000). Toutefois, pour discerner spécifiquement les particules radioactives de l’ensemble
des particules qui seraient en suspension dans l’air, le choix s’oriente vers des techniques
qui permettent généralement d’effectuer une analyse ultérieure.
Techniques à postes fixes
La technique la plus largement utilisée pour échantillonner et déterminer la concentration
d’un aérosol utilise simplement un porte-filtre muni d’un filtre au travers duquel un
volume d’air est aspiré pendant une période donnée. Les particules de l’aérosol prélevé
sont collectées sur le filtre suivant différents mécanismes (diffusion, interception, impaction) qui dépendent principalement de la dimension des particules, de la vitesse de filtration, des caractéristiques du filtre (Renoux et Boulaud, 1998). Le système porte-filtre peut
être composé d’une « tête de prélèvement » dont la géométrie peut varier dans sa
complexité, et sa conception est basée sur des critères de captage déterminés. Dans tous
les cas, il conviendra de s’assurer de la performance d’échantillonnage du dispositif choisi
qui doit prendre en compte notamment le captage et le dépôt dans les conduits. À titre
d’exemple, la norme NF X 43-261 décrit un dispositif de prélèvement à poste fixe dont le
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