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Radioprotection et ingénierie nucléaire
– de détecter une contamination in situ ; ces mesures servent alors à déclencher une
alarme.
Le mesurage des aérosols peut également avoir pour objectif le contrôle technique de
l’efficacité d’équipements de ventilation et de filtration destinés à assainir l’air des lieux de
travail.
13.7.1. Inhalation, pénétration et dépôt des aérosols
Lorsque des contaminants sont dispersés dans l’air sous forme de particules relativement
fines, c’est-à-dire de diamètre aérodynamique, d a , inférieur à environ 100 μm, le système
air-particules dispersées constitue un aérosol. Le diamètre aérodynamique est défini
comme le diamètre de la particule sphérique de masse volumique, ρ p , égale à 1 g>cm –3
ayant la même vitesse limite de chute dans l’air que la particule en question. Ce diamètre
équivalent est le plus largement utilisé dans le contexte de l’hygiène du travail.
L’inhalation de ces aérosols, c’est-à-dire leur pénétration, dans les voies respiratoires par
le nez et/ou la bouche puis le dépôt des particules dans l’appareil respiratoire, dépendent
de processus purement physiques décrits dans le chapitre 5. Ces paramètres peuvent être
classés en trois groupes :
– les paramètres liés aux propriétés physiques des particules (dimension, densité, forme,
etc.),
– les paramètres liés aux conditions physiologiques de la respiration (mode oral ou nasal,
volume courant, fréquence, etc.),
– les paramètres anatomiques (diamètre et longueur des bronches, angles de bifurcation
bronchique, etc.).
Les aérosols posent donc des problèmes spécifiques par rapport aux polluants gazeux ;
cette spécificité est essentiellement due à la sélectivité de l’inhalation et du dépôt des particules dans les voies respiratoires par rapport à leur taille (diamètre). Ce problème est
d’ailleurs tout à fait général, et concerne aussi bien les orifices ou fentes d’aspiration des
appareils d’échantillonnage des aérosols (voir paragraphe 13.7.2.3). Enfin la pertinence de
l’échantillonnage d’un aérosol pour estimer un risque doit principalement dépendre de la
fraction de l’aérosol qui a été inhalé et qui a pénétré dans l’arbre respiratoire. C’est dans
cette optique qu’ont été définies les fractions de taille d’un aérosol ambiant décrites cidessous. Ce concept d’inhalabilité est un concept récent qui date des années soixante-dix :
d’une part seules les particules ayant un effet potentiel sur la santé des individus sont celles
qui ont effectivement une probabilité non nulle de pénétrer dans l’arbre respiratoire (c’està-dire d’être inhalées par la bouche et/ou le nez), d’autre part toutes les particules d’un
aérosol ambiant n’ont pas une probabilité identique de pénétration.
Fractions de taille d’un aérosol ambiant
Sur la base du découpage en trois régions anatomiques de l’arbre respiratoire qui est décrit
dans le chapitre 5, on définit en hygiène du travail trois fractions d’un aérosol ambiant en
relation avec des effets potentiels sur la santé. Ces fractions sont dénommées inhalable,
thoracique et alvéolaire.
C’est dans une optique de prévention collective que ces trois fractions d’un aérosol
ambiant ont été définies et adoptées unanimement sous forme de convention par les différentes organisations que sont le Comité européen de normalisation et l’International Organization for Standardization. Il convient de souligner que la définition de ces différentes
Radioprotection et ingénierie nucléaire
– de détecter une contamination in situ ; ces mesures servent alors à déclencher une
alarme.
Le mesurage des aérosols peut également avoir pour objectif le contrôle technique de
l’efficacité d’équipements de ventilation et de filtration destinés à assainir l’air des lieux de
travail.
13.7.1. Inhalation, pénétration et dépôt des aérosols
Lorsque des contaminants sont dispersés dans l’air sous forme de particules relativement
fines, c’est-à-dire de diamètre aérodynamique, d a , inférieur à environ 100 μm, le système
air-particules dispersées constitue un aérosol. Le diamètre aérodynamique est défini
comme le diamètre de la particule sphérique de masse volumique, ρ p , égale à 1 g>cm –3
ayant la même vitesse limite de chute dans l’air que la particule en question. Ce diamètre
équivalent est le plus largement utilisé dans le contexte de l’hygiène du travail.
L’inhalation de ces aérosols, c’est-à-dire leur pénétration, dans les voies respiratoires par
le nez et/ou la bouche puis le dépôt des particules dans l’appareil respiratoire, dépendent
de processus purement physiques décrits dans le chapitre 5. Ces paramètres peuvent être
classés en trois groupes :
– les paramètres liés aux propriétés physiques des particules (dimension, densité, forme,
etc.),
– les paramètres liés aux conditions physiologiques de la respiration (mode oral ou nasal,
volume courant, fréquence, etc.),
– les paramètres anatomiques (diamètre et longueur des bronches, angles de bifurcation
bronchique, etc.).
Les aérosols posent donc des problèmes spécifiques par rapport aux polluants gazeux ;
cette spécificité est essentiellement due à la sélectivité de l’inhalation et du dépôt des particules dans les voies respiratoires par rapport à leur taille (diamètre). Ce problème est
d’ailleurs tout à fait général, et concerne aussi bien les orifices ou fentes d’aspiration des
appareils d’échantillonnage des aérosols (voir paragraphe 13.7.2.3). Enfin la pertinence de
l’échantillonnage d’un aérosol pour estimer un risque doit principalement dépendre de la
fraction de l’aérosol qui a été inhalé et qui a pénétré dans l’arbre respiratoire. C’est dans
cette optique qu’ont été définies les fractions de taille d’un aérosol ambiant décrites cidessous. Ce concept d’inhalabilité est un concept récent qui date des années soixante-dix :
d’une part seules les particules ayant un effet potentiel sur la santé des individus sont celles
qui ont effectivement une probabilité non nulle de pénétrer dans l’arbre respiratoire (c’està-dire d’être inhalées par la bouche et/ou le nez), d’autre part toutes les particules d’un
aérosol ambiant n’ont pas une probabilité identique de pénétration.
Fractions de taille d’un aérosol ambiant
Sur la base du découpage en trois régions anatomiques de l’arbre respiratoire qui est décrit
dans le chapitre 5, on définit en hygiène du travail trois fractions d’un aérosol ambiant en
relation avec des effets potentiels sur la santé. Ces fractions sont dénommées inhalable,
thoracique et alvéolaire.
C’est dans une optique de prévention collective que ces trois fractions d’un aérosol
ambiant ont été définies et adoptées unanimement sous forme de convention par les différentes organisations que sont le Comité européen de normalisation et l’International Organization for Standardization. Il convient de souligner que la définition de ces différentes
