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Radioprotection et ingénierie nucléaire
On cherche dans ces hottes à mettre en œuvre deux phénomènes :
– profiter de l’effet d’induction pour aspirer et entraîner la contamination ;
– ne pas provoquer d’aspiration de l’air de la pièce de travail au niveau de l’ouverture de
la hotte.
La réalisation varie avec les solutions mises en œuvre par les fabricants. La hotte peut être
laissée en permanence en position ouverte, car il n’y a pas d’aspiration de l’air de la pièce
et la vitesse de l’air au niveau de l’ouverture est très faible. À l’avant et au niveau de
l’ouverture, dirigé vers le haut et incliné vers l’arrière, on crée un jet d’air plan sur toute la
largeur de la hotte. Ce jet est alimenté par de l’air neuf qui peut provenir du réseau de soufflage ou d’un ventilateur auxiliaire, avec prise d’air en dehors de la pièce. Ce jet et le flux
induit sont extraits par une aspiration située en face du jet, en partie haute vers le fond.
Dans certaines réalisations, des soufflages annexes apportent l’air entraîné par induction,
pour que la vitesse de passage soit nulle à l’ouverture de la hotte. Toute contamination
émise depuis le plan de travail ne peut sortir de la hotte, car elle doit traverser le noyau du
jet. Il en est de même des panaches thermiques, dont la vitesse ascensionnelle n’est pas
suffisante pour traverser le jet à cause de l’induction et de la dilution dans le flux soufflé.
13.4.2.4. Hotte ventilée à flux laminaire
La hotte à flux laminaire représente une autre variante, associant la configuration de la
hotte à la notion de rideau d’air dont on utiliserait le noyau (zone d’écoulement à potentiel) pour garantir la pureté du procédé vis-à-vis de l’extérieur.
Ces hottes sont devenues d’usage courant dans les laboratoires de biologie, en micro-électronique et plus généralement dans tous les cas où il est nécessaire de travailler en milieu
propre.
Le principe mis en œuvre est celui d’un écoulement laminaire, souvent vertical et descendant, sur toute la section de la hotte. Le flux est repris et souvent recyclé après filtration.
Le procédé est placé dans le « noyau », c’est-à-dire dans l’écoulement d’air préalablement
filtré, donc à l’abri de toute contamination.
13.4.2.5. Boîte à gants
Une enceinte de confinement, isolant complètement le procédé par une barrière matérielle (parois prolongées par les gants pour assurer la manipulation), et complétée par un
confinement dynamique mettant généralement la boîte en dépression par rapport à l’extérieur, s’impose quand le risque lié à la dissémination de la contamination devient notable,
ou que le procédé doit rester à l’abri de la contamination atmosphérique ou à l’abri de l’air
(poudre pyrophorique ou craignant l’humidité).
Lorsque le confinement devient une exigence, le recours à une enceinte de confinement
s’impose. La boîte à gants est la solution la plus courante.
Les boîtes à gants ont des formes très diverses. Elles peuvent être en matière plastique
(PVC) ou métalliques. Elles comportent un ou plusieurs panneaux transparents (verre
trempé ou polyméthacrylate de méthyle). Elles peuvent être constituées de panneaux
assemblés, ou au contraire être monobloc, collées ou soudées.
Les boîtes à gants sont maintenues en dépression par des dispositifs de régulation qui assurent aussi une fonction de sécurité en maintenant un débit d’air, dit de « sécurité » aux
ouvertures en cas d’incident comme un arrachage ou un percement de gant.
Radioprotection et ingénierie nucléaire
On cherche dans ces hottes à mettre en œuvre deux phénomènes :
– profiter de l’effet d’induction pour aspirer et entraîner la contamination ;
– ne pas provoquer d’aspiration de l’air de la pièce de travail au niveau de l’ouverture de
la hotte.
La réalisation varie avec les solutions mises en œuvre par les fabricants. La hotte peut être
laissée en permanence en position ouverte, car il n’y a pas d’aspiration de l’air de la pièce
et la vitesse de l’air au niveau de l’ouverture est très faible. À l’avant et au niveau de
l’ouverture, dirigé vers le haut et incliné vers l’arrière, on crée un jet d’air plan sur toute la
largeur de la hotte. Ce jet est alimenté par de l’air neuf qui peut provenir du réseau de soufflage ou d’un ventilateur auxiliaire, avec prise d’air en dehors de la pièce. Ce jet et le flux
induit sont extraits par une aspiration située en face du jet, en partie haute vers le fond.
Dans certaines réalisations, des soufflages annexes apportent l’air entraîné par induction,
pour que la vitesse de passage soit nulle à l’ouverture de la hotte. Toute contamination
émise depuis le plan de travail ne peut sortir de la hotte, car elle doit traverser le noyau du
jet. Il en est de même des panaches thermiques, dont la vitesse ascensionnelle n’est pas
suffisante pour traverser le jet à cause de l’induction et de la dilution dans le flux soufflé.
13.4.2.4. Hotte ventilée à flux laminaire
La hotte à flux laminaire représente une autre variante, associant la configuration de la
hotte à la notion de rideau d’air dont on utiliserait le noyau (zone d’écoulement à potentiel) pour garantir la pureté du procédé vis-à-vis de l’extérieur.
Ces hottes sont devenues d’usage courant dans les laboratoires de biologie, en micro-électronique et plus généralement dans tous les cas où il est nécessaire de travailler en milieu
propre.
Le principe mis en œuvre est celui d’un écoulement laminaire, souvent vertical et descendant, sur toute la section de la hotte. Le flux est repris et souvent recyclé après filtration.
Le procédé est placé dans le « noyau », c’est-à-dire dans l’écoulement d’air préalablement
filtré, donc à l’abri de toute contamination.
13.4.2.5. Boîte à gants
Une enceinte de confinement, isolant complètement le procédé par une barrière matérielle (parois prolongées par les gants pour assurer la manipulation), et complétée par un
confinement dynamique mettant généralement la boîte en dépression par rapport à l’extérieur, s’impose quand le risque lié à la dissémination de la contamination devient notable,
ou que le procédé doit rester à l’abri de la contamination atmosphérique ou à l’abri de l’air
(poudre pyrophorique ou craignant l’humidité).
Lorsque le confinement devient une exigence, le recours à une enceinte de confinement
s’impose. La boîte à gants est la solution la plus courante.
Les boîtes à gants ont des formes très diverses. Elles peuvent être en matière plastique
(PVC) ou métalliques. Elles comportent un ou plusieurs panneaux transparents (verre
trempé ou polyméthacrylate de méthyle). Elles peuvent être constituées de panneaux
assemblés, ou au contraire être monobloc, collées ou soudées.
Les boîtes à gants sont maintenues en dépression par des dispositifs de régulation qui assurent aussi une fonction de sécurité en maintenant un débit d’air, dit de « sécurité » aux
ouvertures en cas d’incident comme un arrachage ou un percement de gant.
