13 - Les dispositifs de protection contre la contamination interne
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Le rideau d’air est généralement un jet plan d’air propre, qui s’écoule en séparant deux
zones entre lesquelles on veut éviter la dissémination de la contamination. Si la largeur de
la fente de soufflage et la vitesse initiale sont suffisantes, le noyau du jet a une longueur
supérieure à la largeur de la section mettant les deux zones à isoler en communication, et
la contamination ne peut plus traverser cette barrière immatérielle.
13.4.2.2. Hotte ventilée
Ces hottes sont généralement en matière plastique (PVC), avec une face avant relevable
en verre trempé ou en polyméthacrylate de méthyle. L’aspiration se fait en partie arrière
grâce à un ventilateur incorporé ou par raccordement à une gaine d’extraction et un ventilateur reporté en toiture. Les débits d’aspiration sont supérieurs à 1000 m 3 >h –1 , ce qui
impose de prévoir une compensation en air neuf si plusieurs hottes existent dans un même
local.
L’utilisation d’une hotte ventilée pose quelques problèmes de sécurité d’emploi décrits cidessous :
– Il est nécessaire de réduire autant que faire se peut la section d’ouverture. En effet on ne
contrôlera la vitesse de passage au niveau de l’ouverture, et donc l’impossibilité d’une
rétrodiffusion que si l’on crée une perte de charge de part et d’autre de l’ouverture, et donc
un gradient de pression.
– Il est nécessaire de ne pas perturber les écoulements au niveau de l’ouverture. L’efficacité de captation des hottes est très diminuée par la présence de courants d’air latéraux qui
perturbent les écoulements au niveau de l’ouverture. Si une forte turbulence fait pénétrer
un important volume d’air extérieur dans la hotte, le même volume d’air intérieur, puisque
le débit d’aspiration est constant, va sortir en un point différent de l’ouverture et risque de
provenir des zones contaminées et donc de provoquer une dissémination.
– Il est nécessaire de ne pas perturber les écoulements au niveau de l’ouverture. Ceci
arrive lorsqu’un obstacle matériel est interposé dans l’écoulement. C’est malheureusement
le cas de l’opérateur travaillant devant la hotte. La portée d’une bouche d’aspiration, à
laquelle on peut assimiler l’ouverture de la hotte, doit être limitée à un diamètre de bouche
(vitesse réduite d’un facteur 10). Ceci signifie aussi qu’un obstacle situé à une distance
supérieure à la hauteur de l’ouverture (« largeur de la fente ») n’aura pas d’influence. Par
contre, s’il est placé à une distance plus courte, il se trouvera dans la zone où la vitesse
d’entraînement de l’air est notable et non uniforme, et donc où il existe un gradient de
potentiel. Il va donc perturber les écoulements, jusqu’à inverser le sens du gradient, donc
inverser le sens de circulation de l’air.
13.4.2.3. Hotte ventilée à flux dirigé
Ces équipements ont le même aspect extérieur que les précédents, mais à la simple aspiration à l’intérieur de la hotte est substitué un système plus complexe, mais plus efficace,
associant un jet directeur, qui aspire la contamination par l’effet d’induction qu’il
engendre, et une aspiration, qui extrait l’air contaminé. Certaines hottes sont conçues pour
apporter directement à l’intérieur de la hotte l’air de compensation, ce qui fait qu’il n’y a
plus d’aspiration au niveau de l’ouverture, donc plus d’emprunts à l’air de la pièce, ce qui
supprime la sensibilité aux courants d’air extérieurs.
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Le rideau d’air est généralement un jet plan d’air propre, qui s’écoule en séparant deux
zones entre lesquelles on veut éviter la dissémination de la contamination. Si la largeur de
la fente de soufflage et la vitesse initiale sont suffisantes, le noyau du jet a une longueur
supérieure à la largeur de la section mettant les deux zones à isoler en communication, et
la contamination ne peut plus traverser cette barrière immatérielle.
13.4.2.2. Hotte ventilée
Ces hottes sont généralement en matière plastique (PVC), avec une face avant relevable
en verre trempé ou en polyméthacrylate de méthyle. L’aspiration se fait en partie arrière
grâce à un ventilateur incorporé ou par raccordement à une gaine d’extraction et un ventilateur reporté en toiture. Les débits d’aspiration sont supérieurs à 1000 m 3 >h –1 , ce qui
impose de prévoir une compensation en air neuf si plusieurs hottes existent dans un même
local.
L’utilisation d’une hotte ventilée pose quelques problèmes de sécurité d’emploi décrits cidessous :
– Il est nécessaire de réduire autant que faire se peut la section d’ouverture. En effet on ne
contrôlera la vitesse de passage au niveau de l’ouverture, et donc l’impossibilité d’une
rétrodiffusion que si l’on crée une perte de charge de part et d’autre de l’ouverture, et donc
un gradient de pression.
– Il est nécessaire de ne pas perturber les écoulements au niveau de l’ouverture. L’efficacité de captation des hottes est très diminuée par la présence de courants d’air latéraux qui
perturbent les écoulements au niveau de l’ouverture. Si une forte turbulence fait pénétrer
un important volume d’air extérieur dans la hotte, le même volume d’air intérieur, puisque
le débit d’aspiration est constant, va sortir en un point différent de l’ouverture et risque de
provenir des zones contaminées et donc de provoquer une dissémination.
– Il est nécessaire de ne pas perturber les écoulements au niveau de l’ouverture. Ceci
arrive lorsqu’un obstacle matériel est interposé dans l’écoulement. C’est malheureusement
le cas de l’opérateur travaillant devant la hotte. La portée d’une bouche d’aspiration, à
laquelle on peut assimiler l’ouverture de la hotte, doit être limitée à un diamètre de bouche
(vitesse réduite d’un facteur 10). Ceci signifie aussi qu’un obstacle situé à une distance
supérieure à la hauteur de l’ouverture (« largeur de la fente ») n’aura pas d’influence. Par
contre, s’il est placé à une distance plus courte, il se trouvera dans la zone où la vitesse
d’entraînement de l’air est notable et non uniforme, et donc où il existe un gradient de
potentiel. Il va donc perturber les écoulements, jusqu’à inverser le sens du gradient, donc
inverser le sens de circulation de l’air.
13.4.2.3. Hotte ventilée à flux dirigé
Ces équipements ont le même aspect extérieur que les précédents, mais à la simple aspiration à l’intérieur de la hotte est substitué un système plus complexe, mais plus efficace,
associant un jet directeur, qui aspire la contamination par l’effet d’induction qu’il
engendre, et une aspiration, qui extrait l’air contaminé. Certaines hottes sont conçues pour
apporter directement à l’intérieur de la hotte l’air de compensation, ce qui fait qu’il n’y a
plus d’aspiration au niveau de l’ouverture, donc plus d’emprunts à l’air de la pièce, ce qui
supprime la sensibilité aux courants d’air extérieurs.
