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Radioprotection et ingénierie nucléaire
des effets combinés sur la santé. C’est ce qu’a fait, entre autres, le comité de radioprotection et de santé publique de l’OCDE en 1998 (AEN 1998), réflexion renouvelée en 2005.
En France, l’Académie de médecine a également refléchi à ces questions en 2005.
1.6.1. Ce que la communauté scientifique sait
Les rayonnements ionisants provoquent des effets déterministes aux fortes doses (à partir
de 1 Gy), telles l’atteinte du système hématopoïétique (moelle osseuse) qui a condamné
rapidement une trentaine de personnes à Tchernobyl, les brûlures dermiques, la cataracte
si l’on est exposé aux neutrons, etc.
Ils peuvent induire des cancers aux faibles doses, mais le pouvoir cancérogène est faible
dans les conditions d’expositions normales que l’on rencontre dans la vie professionnelle.
L’augmentation du taux de cancers n’a été prouvée qu’au-dessus d’une exposition allant
selon les différentes études de 50 à 100 mSv chez l’adulte et de 10 à 20 mSv chez l’enfant.
Aucun effet héréditaire n’a été observé à ce jour chez l’homme, ni parmi les survivants
d’Hiroshima-Nagasaki, ni chez les travailleurs de l’industrie nucléaire, ni parmi les liquidateurs et les victimes de Tchernobyl. Aujourd’hui la CIPR discute de l’opportunité de
baisser la part attribuée au risque génétique en abaissant éventuellement le W T qui lui est
attribué de 0,20 à 0,05. Seule la prudence qui recommande d’attendre plusieurs générations avant de prendre une telle décision retarde cette décision.
La sensibilité des organes à l’apparition de cancers varie d’un organe à l’autre, le poumon
est par exemple plus sensible que le sein lors d’une irradiation homogène.
Figure 1.8. a) Probabilité de décès par an pour diverses populations, b) Effet sur l’espérance de vie
d’une exposition permanente à 50 mSv/an durant toute la vie professionnelle (50 ans). D’après
ICRP Publication 60 (1991, 1990)
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