1 - Les bases de la protection radiologique
27
La connaissance de ces seuils facilite la mise en place de politiques de protection. On
place alors la limite réglementaire en dessous de ce seuil, en prenant une marge de
précaution. Si cette pratique a guidé les premiers pas de la radioprotection, les niveaux de
seuil d’apparition des effets déterministes étant relativement élevés par rapport aux situations jugées aujourd’hui comme normales, on considère aujourd’hui que seules les situations accidentelles peuvent être à l’origine d’expositions conduisant à des effets
déterministes.
Un bilan des accidents radiologiques graves, dans le monde entier et depuis l’origine de
l’énergie nucléaire, est présenté à la fin de cet ouvrage dans l’annexe 1, tous les effets
décrits dans cette annexe sont des effets déterministes.
1.3.2.1. Irradiation externe globale
Le tissu critique est tout d’abord la moelle osseuse où se forment les éléments figurés du
sang. Le signe constaté pour la dose la plus faible (0,2-0,3 Gy) est une chute du nombre
de globules blancs (lymphopénie) temporaire, régressant spontanément.
Au-dessous de 1 Gy (que nous définirons dans le paragraphe 1.4), les signes fonctionnels
sont nuls, ils ne concernent que les globules blancs et régressent spontanément. Une
surveillance hématologique est nécessaire, mais de telles irradiations sont sans gravité
immédiate et ne nécessitent pas d’hospitalisation.
Les manifestations fonctionnelles apparaissent entre 1 et 2 Gy, mais les signes physiques
sont absents. Il y a altération des globules blancs et des plaquettes. La guérison est spontanée après quelques précautions simples, l’hospitalisation est nécessaire, elle consiste en
une surveillance hématologique avec ou sans transfusions et traitement antibiotiques si
nécessaires pour pallier la baisse de vigilance liée à la chute des globules blancs.
Figure 1.4. Relation dose-effet pour les événements à caractères déterministes.
27
La connaissance de ces seuils facilite la mise en place de politiques de protection. On
place alors la limite réglementaire en dessous de ce seuil, en prenant une marge de
précaution. Si cette pratique a guidé les premiers pas de la radioprotection, les niveaux de
seuil d’apparition des effets déterministes étant relativement élevés par rapport aux situations jugées aujourd’hui comme normales, on considère aujourd’hui que seules les situations accidentelles peuvent être à l’origine d’expositions conduisant à des effets
déterministes.
Un bilan des accidents radiologiques graves, dans le monde entier et depuis l’origine de
l’énergie nucléaire, est présenté à la fin de cet ouvrage dans l’annexe 1, tous les effets
décrits dans cette annexe sont des effets déterministes.
1.3.2.1. Irradiation externe globale
Le tissu critique est tout d’abord la moelle osseuse où se forment les éléments figurés du
sang. Le signe constaté pour la dose la plus faible (0,2-0,3 Gy) est une chute du nombre
de globules blancs (lymphopénie) temporaire, régressant spontanément.
Au-dessous de 1 Gy (que nous définirons dans le paragraphe 1.4), les signes fonctionnels
sont nuls, ils ne concernent que les globules blancs et régressent spontanément. Une
surveillance hématologique est nécessaire, mais de telles irradiations sont sans gravité
immédiate et ne nécessitent pas d’hospitalisation.
Les manifestations fonctionnelles apparaissent entre 1 et 2 Gy, mais les signes physiques
sont absents. Il y a altération des globules blancs et des plaquettes. La guérison est spontanée après quelques précautions simples, l’hospitalisation est nécessaire, elle consiste en
une surveillance hématologique avec ou sans transfusions et traitement antibiotiques si
nécessaires pour pallier la baisse de vigilance liée à la chute des globules blancs.
Figure 1.4. Relation dose-effet pour les événements à caractères déterministes.
