258
Radioprotection et ingénierie nucléaire
On peut signaler de plus que le suivi de l’évolution des écrans lors de l’exploitation est très
importante, en particulier lors des modifications apportées à l’installation (risque de détériorations locales d’écrans, modifications de la localisation des sources…).
9.7.2. Cas de la conception initiale
Les études de radioprotection faites lors de la conception initiale d’une installation doivent
prendre en compte le fait non seulement que la conception doit être bonne (ce qui nécessite de nombreux échanges avec les différents intervenants au niveau du projet global et
une maîtrise sur la durée parfois très longue du projet de la mémoire technique sur ce
sujet), mais aussi qu’il faut le démontrer au client (souvent futur exploitant) et aux autorités
de sûreté. Ceci se traduit par la nécessité de maîtriser :
– les outils de calculs et leur qualification,
– la définition des matériaux et leur dossier de qualification.
Il peut se révéler coûteux, même s’il est excellent, d’utiliser un outil de calcul non reconnu
par le client et/ou les autorités de sûreté ou au dossier de qualification incomplet.
Un matériau dit de qualité « nucléaire » n’est pas forcément physiquement différent du
même matériau « standard ». Par contre, son dossier de qualification est plus complet, ce
qui a un coût.
De plus, cette démonstration est en général effectuée de façon progressive lors des points
de rendez-vous fixés tout au long du projet global. En France, ces différents points de
rendez-vous sont, par exemple, le rapport préliminaire de sûreté, le rapport provisoire de
sûreté et le rapport définitif de sûreté.
Par ailleurs, il convient d’insister sur le fait, déjà signalé au paragraphe 9.2, que si les
écrans sont dimensionnés dans un premier temps pour le fonctionnement normal, ils
doivent permettre également de réduire efficacement les doses intégrées lors du fonctionnement dégradé de l’installation (par exemple en situation post-accidentelle). Dans le cas
d’un réacteur nucléaire, ils doivent autoriser l’équipe de conduite à assurer le maintien à
l’état sûr de celui-ci sans sur-dose excessive.
Tout ceci se définit très en amont au niveau du projet global lorsqu’on fixe les objectifs de
dose en tenant compte de l’irradiation externe et de l’irradiation interne pour les différentes situations d’exploitation.
9.8. Vérification expérimentale et suivi
Vis-à-vis de la conception de l’écran, la vérification expérimentale a pour but :
– de permettre de compléter les protections aux points qui n’ont éventuellement pas pu
faire l’objet de calculs précis (singularités compliquées…),
– de valider la conception de l’écran. Celle-ci peut s’effectuer sur le premier écran (ou sur
une maquette) dans le cas d’une production en série, par l’intermédiaire de mesures :
– globale : mesures des débits de dose d’ambiance ou en sortie de protection,
– partielle : mesure des débits de dose aux points singuliers de la protection (discontinuités des écrans…) qui n’ont pas pu être simulés par des calculs suffisamment précis,
– systématique : cartographie complète des débits de dose.
Radioprotection et ingénierie nucléaire
On peut signaler de plus que le suivi de l’évolution des écrans lors de l’exploitation est très
importante, en particulier lors des modifications apportées à l’installation (risque de détériorations locales d’écrans, modifications de la localisation des sources…).
9.7.2. Cas de la conception initiale
Les études de radioprotection faites lors de la conception initiale d’une installation doivent
prendre en compte le fait non seulement que la conception doit être bonne (ce qui nécessite de nombreux échanges avec les différents intervenants au niveau du projet global et
une maîtrise sur la durée parfois très longue du projet de la mémoire technique sur ce
sujet), mais aussi qu’il faut le démontrer au client (souvent futur exploitant) et aux autorités
de sûreté. Ceci se traduit par la nécessité de maîtriser :
– les outils de calculs et leur qualification,
– la définition des matériaux et leur dossier de qualification.
Il peut se révéler coûteux, même s’il est excellent, d’utiliser un outil de calcul non reconnu
par le client et/ou les autorités de sûreté ou au dossier de qualification incomplet.
Un matériau dit de qualité « nucléaire » n’est pas forcément physiquement différent du
même matériau « standard ». Par contre, son dossier de qualification est plus complet, ce
qui a un coût.
De plus, cette démonstration est en général effectuée de façon progressive lors des points
de rendez-vous fixés tout au long du projet global. En France, ces différents points de
rendez-vous sont, par exemple, le rapport préliminaire de sûreté, le rapport provisoire de
sûreté et le rapport définitif de sûreté.
Par ailleurs, il convient d’insister sur le fait, déjà signalé au paragraphe 9.2, que si les
écrans sont dimensionnés dans un premier temps pour le fonctionnement normal, ils
doivent permettre également de réduire efficacement les doses intégrées lors du fonctionnement dégradé de l’installation (par exemple en situation post-accidentelle). Dans le cas
d’un réacteur nucléaire, ils doivent autoriser l’équipe de conduite à assurer le maintien à
l’état sûr de celui-ci sans sur-dose excessive.
Tout ceci se définit très en amont au niveau du projet global lorsqu’on fixe les objectifs de
dose en tenant compte de l’irradiation externe et de l’irradiation interne pour les différentes situations d’exploitation.
9.8. Vérification expérimentale et suivi
Vis-à-vis de la conception de l’écran, la vérification expérimentale a pour but :
– de permettre de compléter les protections aux points qui n’ont éventuellement pas pu
faire l’objet de calculs précis (singularités compliquées…),
– de valider la conception de l’écran. Celle-ci peut s’effectuer sur le premier écran (ou sur
une maquette) dans le cas d’une production en série, par l’intermédiaire de mesures :
– globale : mesures des débits de dose d’ambiance ou en sortie de protection,
– partielle : mesure des débits de dose aux points singuliers de la protection (discontinuités des écrans…) qui n’ont pas pu être simulés par des calculs suffisamment précis,
– systématique : cartographie complète des débits de dose.
