1 - Les bases de la protection radiologique
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Entre ces deux situations extrêmes, pour des doses d’irradiation plus faibles, existent des
situations où les dommages induits par les radiations ionisantes ne sont pas correctement
réparés, on observera au niveau de l’ADN une mutation non mortelle. Cette mutation
pourra être bénigne et sans effet grave à long terme mais aussi plus délétère et conduire à
des pathologies génétiques ou cancéreuses. On estime aujourd’hui que les cassures
double-brin endogènes sont plus faciles à réparer que les cassures double-brins produites
par irradiation.
Ces cassures peuvent également être produites par le métabolisme cellulaire. Lors d’une
irradiation, le débit de dose pour lequel le nombre de cassures double-brins est égal à celui
produit pendant le même temps par le métabolisme cellulaire chez des cellules en prolifération est de 5 mGy>min
–1 , ce nombre est de 0,14 CDB par minute. Le nombre de
cassures double-brins résultant d’une irradiation naturelle ne représente qu’une faible fraction du nombre total de cassures double-brins (moins de 1 pour 1000).
Les effets liés à ces cassures peuvent conduire à des pathologies lourdes, des cancers. Ils
sont dits stochastiques car ils apparaissent au hasard parmi la population concernée,
plus ou moins tardivement, ils sont toujours graves et leur fréquence d’apparition
dépendra, après irradiation, de la dose reçue. Il est évident que le côté aléatoire de leur
apparition résulte probablement d’une méconnaissance actuelle des mécanismes
d’induction des cancers. Il n’est pas interdit de penser que les développements, en
Figure 1.2. Représentation schématique de la mort cellulaire par nécrose et apoptose.
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