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Radioprotection et ingénierie nucléaire
1.3.1. Altérations de l’ADN
Les radiations ionisantes produisent des modifications au niveau des atomes et des molécules. Dans la cellule vivante, certaines de ces altérations peuvent avoir des conséquences
à court ou à long terme. Les effets les plus graves se produisent au niveau de la molécule
d’ADN, qui peut être cassée soit sur un seul de ses deux brins (CSB), soit sur les deux brins
(CDB). Ces cassures peuvent résulter d’un effet direct du rayonnement sur la molécule
d’ADN, ou d’une attaque secondaire d’un radical libre OH˚, très réactif, formé lors de la
radiolyse de l’eau induite par l’irradiation du milieu avoisinant l’ADN (Figure 1.1).
Ces cassures peuvent également survenir pour des raisons endogènes liées au métabolisme cellulaire. On estime aujourd’hui qu’il existe 3000 cassures simple-brin par jour et
par cellule et que 1 % se transforme en cassures double-brins.
Si ces dommages sont réparés parfaitement par les mécanismes enzymatiques en place
dans la cellule, c’est pratiquement le cas pour les cassures simple-brin, la survie cellulaire
sera alors normale.
À l’inverse, si l’énergie cédée conduit à des dommages irréparables, la cellule mourra. Cette
mort peut survenir par deux mécanismes (Figure 1.2). L’un deux, la nécrose, conduit à un
éclatement des structures cellulaires et au relargage de son contenu plus ou moins agressif,
dans le milieu avoisinant. Il en résultera une réaction inflammatoire. Le second, l’apoptose
intervient lorsque la cellule garde encore un mécanisme de contrôle, qui conduira à une
mort programmée (suicide). Cette mort programmée évite de transmettre une information
préjudiciable au système cellulaire. La cellule est transformée en fragments non agressifs
pour le milieu ambiant. Cette mort par apoptose est un mécanisme régulateur qui combat
les mécanismes d’apparition d’effets tardifs graves comme le cancer.
Figure 1.1. Effets directs et indirects des rayonnements sur l’ADN.
Radioprotection et ingénierie nucléaire
1.3.1. Altérations de l’ADN
Les radiations ionisantes produisent des modifications au niveau des atomes et des molécules. Dans la cellule vivante, certaines de ces altérations peuvent avoir des conséquences
à court ou à long terme. Les effets les plus graves se produisent au niveau de la molécule
d’ADN, qui peut être cassée soit sur un seul de ses deux brins (CSB), soit sur les deux brins
(CDB). Ces cassures peuvent résulter d’un effet direct du rayonnement sur la molécule
d’ADN, ou d’une attaque secondaire d’un radical libre OH˚, très réactif, formé lors de la
radiolyse de l’eau induite par l’irradiation du milieu avoisinant l’ADN (Figure 1.1).
Ces cassures peuvent également survenir pour des raisons endogènes liées au métabolisme cellulaire. On estime aujourd’hui qu’il existe 3000 cassures simple-brin par jour et
par cellule et que 1 % se transforme en cassures double-brins.
Si ces dommages sont réparés parfaitement par les mécanismes enzymatiques en place
dans la cellule, c’est pratiquement le cas pour les cassures simple-brin, la survie cellulaire
sera alors normale.
À l’inverse, si l’énergie cédée conduit à des dommages irréparables, la cellule mourra. Cette
mort peut survenir par deux mécanismes (Figure 1.2). L’un deux, la nécrose, conduit à un
éclatement des structures cellulaires et au relargage de son contenu plus ou moins agressif,
dans le milieu avoisinant. Il en résultera une réaction inflammatoire. Le second, l’apoptose
intervient lorsque la cellule garde encore un mécanisme de contrôle, qui conduira à une
mort programmée (suicide). Cette mort programmée évite de transmettre une information
préjudiciable au système cellulaire. La cellule est transformée en fragments non agressifs
pour le milieu ambiant. Cette mort par apoptose est un mécanisme régulateur qui combat
les mécanismes d’apparition d’effets tardifs graves comme le cancer.
Figure 1.1. Effets directs et indirects des rayonnements sur l’ADN.
