1 - Les bases de la protection radiologique
23
1.2. L’origine des règles de radioprotection, la CIPR
Créée en 1928, la CIPR est constituée d’experts, choisis par cooptation, entièrement indépendants des gouvernements. Elle est constituée d’un Comité général que l’on appelle
communément la Commission principale et des comités techniques sur laquelle elle
s’appuie pour définir ses recommandations. Initialement au nombre de quatre, s’est joint
dès la mi-2005 un cinquième comité chargé de la protection de l’environnement. Au total
cela représente environ 80 experts en provenance du monde entier.
La CIPR émet régulièrement des recommandations aux utilisateurs de sources de rayonnements ionisants. Destinées à l’origine aux médecins radiologues, ces recommandations
sont désormais destinées à l’ensemble des travailleurs soumis aux rayonnements ionisants,
que ceux-ci soient d’origine naturelle ou humaine. Elles sont également destinées à la
protection du public.
L’organisation de la CIPR laisse à sa commission principale le soin de rédiger les recommandations qui seront la base des réglementations. Par contre elle laisse aux comités le
soin d’écrire des documents qui serviront, soit de base pour établir ces recommandations
(par exemple le Comité 1 étudie les effets de rayonnements ionisants sur la santé de
l’homme), soit des outils permettant leur application (le Comité 2 est chargé du calcul des
doses d’irradiation). Le Comité 3 est destiné essentiellement aux applications médicales.
Le Comité 4 assiste la commission principale pour l’application de ses recommandations.
Plus jeune, le Comité 5 est chargé de la protection de l’environnement.
Les recommandations de la CIPR sont généralement reprises par l’ensemble des États. Le
chapitre 14 décrira plus en détail le cheminement allant des recommandations à la réglementation, via la Communauté européenne pour notre pays.
À ce jour, le niveau de qualité de radioprotection dans le monde est largement attribuable
à l’action de la CIPR ; tous les États adoptent quasiment les mêmes normes en matière de
radioprotection au grand bénéfice des travailleurs et du public.
Ce chapitre se fonde principalement sur les dernières recommandations publiées de la
CIPR en 1991 (Publication 60). Depuis, la CIPR a lancé un processus de révision qui
devrait conduire à la publication de nouvelles recommandations en 2007. Le projet en
cours, consultable sur le site Internet de la CIPR (www.icrp.org), n’apporte pas de bouleversements considérables, il souhaite clarifier certains points des recommandations précédentes. Nous n’y ferons référence que lorsque nous pensons que l’information est
nécessaire. De plus nous ne savons pas, au moment de la publication de cet ouvrage,
quelles seront les conséquences pour la réglementation, mais le passé a montré qu’une
publication éventuelle de nouvelles recommandations en 2007 ne devrait pas avoir de
suites réglementaires avant plusieurs années.
1.3. Effets des rayonnements ionisants
La radioactivité ou les rayonnements de forte énergie provoquent en premier lieu des ionisations, d’où leur nom de rayonnements ionisants. Pour un rayonnement donné, les effets
sur la matière, qu’elle soit inerte ou vivante, sont identiques que les rayonnements soient
d’origine naturelle ou artificielle, l’énergie nécessaire pour ioniser un atome étant indépendante de l’origine du rayonnement. On ne pourra donc pas distinguer à dose et débit
de dose égaux les effets des irradiations qu’elles soient d’origine naturelle ou humaine.
23
1.2. L’origine des règles de radioprotection, la CIPR
Créée en 1928, la CIPR est constituée d’experts, choisis par cooptation, entièrement indépendants des gouvernements. Elle est constituée d’un Comité général que l’on appelle
communément la Commission principale et des comités techniques sur laquelle elle
s’appuie pour définir ses recommandations. Initialement au nombre de quatre, s’est joint
dès la mi-2005 un cinquième comité chargé de la protection de l’environnement. Au total
cela représente environ 80 experts en provenance du monde entier.
La CIPR émet régulièrement des recommandations aux utilisateurs de sources de rayonnements ionisants. Destinées à l’origine aux médecins radiologues, ces recommandations
sont désormais destinées à l’ensemble des travailleurs soumis aux rayonnements ionisants,
que ceux-ci soient d’origine naturelle ou humaine. Elles sont également destinées à la
protection du public.
L’organisation de la CIPR laisse à sa commission principale le soin de rédiger les recommandations qui seront la base des réglementations. Par contre elle laisse aux comités le
soin d’écrire des documents qui serviront, soit de base pour établir ces recommandations
(par exemple le Comité 1 étudie les effets de rayonnements ionisants sur la santé de
l’homme), soit des outils permettant leur application (le Comité 2 est chargé du calcul des
doses d’irradiation). Le Comité 3 est destiné essentiellement aux applications médicales.
Le Comité 4 assiste la commission principale pour l’application de ses recommandations.
Plus jeune, le Comité 5 est chargé de la protection de l’environnement.
Les recommandations de la CIPR sont généralement reprises par l’ensemble des États. Le
chapitre 14 décrira plus en détail le cheminement allant des recommandations à la réglementation, via la Communauté européenne pour notre pays.
À ce jour, le niveau de qualité de radioprotection dans le monde est largement attribuable
à l’action de la CIPR ; tous les États adoptent quasiment les mêmes normes en matière de
radioprotection au grand bénéfice des travailleurs et du public.
Ce chapitre se fonde principalement sur les dernières recommandations publiées de la
CIPR en 1991 (Publication 60). Depuis, la CIPR a lancé un processus de révision qui
devrait conduire à la publication de nouvelles recommandations en 2007. Le projet en
cours, consultable sur le site Internet de la CIPR (www.icrp.org), n’apporte pas de bouleversements considérables, il souhaite clarifier certains points des recommandations précédentes. Nous n’y ferons référence que lorsque nous pensons que l’information est
nécessaire. De plus nous ne savons pas, au moment de la publication de cet ouvrage,
quelles seront les conséquences pour la réglementation, mais le passé a montré qu’une
publication éventuelle de nouvelles recommandations en 2007 ne devrait pas avoir de
suites réglementaires avant plusieurs années.
1.3. Effets des rayonnements ionisants
La radioactivité ou les rayonnements de forte énergie provoquent en premier lieu des ionisations, d’où leur nom de rayonnements ionisants. Pour un rayonnement donné, les effets
sur la matière, qu’elle soit inerte ou vivante, sont identiques que les rayonnements soient
d’origine naturelle ou artificielle, l’énergie nécessaire pour ioniser un atome étant indépendante de l’origine du rayonnement. On ne pourra donc pas distinguer à dose et débit
de dose égaux les effets des irradiations qu’elles soient d’origine naturelle ou humaine.
