62
Chapitre 3 • Facteurs électroniques d’équilibre et de réactivité
Parmi les acides de Lewis les plus courants, figurent le chlorure
d’aluminium (AlCl 3 ), le chlorure de fer III (FeCl 3 ), le chlorure d’étain
(SnCl 4 ), le chlorure de zinc (ZnCl 2 ) ou encore le fluorure de bore
(BF 3 ). Les bases de Lewis sont les donneurs de doublets comme les
amines (R 3 N) ou les phosphines (R 3 P).
Exemple :
c) Tautomérie
Quand une tautomérie résulte du déplacement d’un proton (ce qui est
le cas le plus fréquent) on parle de prototropie. L’exemple le plus
connu de tautomérie est l’équilibre céto-énolique. Dans le cas d’une
cétone (ou d’un aldéhyde) possédant un atome d’hydrogène sur le
carbone situé en position α par rapport au groupement carbonyle,
différentes méthodes spectroscopiques ont montré que l’on pouvait
observer l’équilibre :
Ce phénomène peut s’expliquer simplement. En effet, le groupement cabonyle C=O étant attracteur, le proton Hα a un caractère
acide :
On a formation d’un ion énolate stabilisé par résonance ; l’énol se
formera alors par simple attraction coulombienne entre le proton H +
et la charge négative portée par l’oxygène. Cet équilibre sur lequel
nous reviendrons est extrêmement sensible à différents paramètres
N
H
H
H
+
B
F
F
F
N
H
H
H
B F
F
F
Deux composés sont tautomères s’ils sont isomères de structure et
en équilibre.
C
H
C
O
C C
OH
α
α
composé carbonylé
énolate
énol
C
H
C
O
C C
O
H
H
H
C C
O
C C
O
Chapitre 3 • Facteurs électroniques d’équilibre et de réactivité
Parmi les acides de Lewis les plus courants, figurent le chlorure
d’aluminium (AlCl 3 ), le chlorure de fer III (FeCl 3 ), le chlorure d’étain
(SnCl 4 ), le chlorure de zinc (ZnCl 2 ) ou encore le fluorure de bore
(BF 3 ). Les bases de Lewis sont les donneurs de doublets comme les
amines (R 3 N) ou les phosphines (R 3 P).
Exemple :
c) Tautomérie
Quand une tautomérie résulte du déplacement d’un proton (ce qui est
le cas le plus fréquent) on parle de prototropie. L’exemple le plus
connu de tautomérie est l’équilibre céto-énolique. Dans le cas d’une
cétone (ou d’un aldéhyde) possédant un atome d’hydrogène sur le
carbone situé en position α par rapport au groupement carbonyle,
différentes méthodes spectroscopiques ont montré que l’on pouvait
observer l’équilibre :
Ce phénomène peut s’expliquer simplement. En effet, le groupement cabonyle C=O étant attracteur, le proton Hα a un caractère
acide :
On a formation d’un ion énolate stabilisé par résonance ; l’énol se
formera alors par simple attraction coulombienne entre le proton H +
et la charge négative portée par l’oxygène. Cet équilibre sur lequel
nous reviendrons est extrêmement sensible à différents paramètres
N
H
H
H
+
B
F
F
F
N
H
H
H
B F
F
F
Deux composés sont tautomères s’ils sont isomères de structure et
en équilibre.
C
H
C
O
C C
OH
α
α
composé carbonylé
énolate
énol
C
H
C
O
C C
O
H
H
H
C C
O
C C
O
