Corrigés des exercices
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
Cela montre que les réactions aux électrodes ne sont pas seulement fonction des potentiels
thermodynamiques. En réalité pour des raisons cinétiques, il existe une surtension η, tant au
dégagement d’oxygène à l’anode, qu’au dégagement d’hydrogène à la cathode. Autrement dit,
pour observer la réaction (1) l’anode doit être portée au potentiel : E = E
0 + η ; pour observer (3),
la cathode doit être portée à : E = E
0 – η. La valeur de η dépend de la nature des électrodes et de
l’intensité du courant.
En raison de la surtension, il est possible de réaliser en solution aqueuse, avec des électrodes
adaptées, des électrolyses qui, telle que celle du chlorure de nickel, ne sont a priori pas
privilégiées par rapport à celle de l’eau d’après les considérations thermodynamiques. On peut
ainsi produire industriellement du dichlore ou des métaux de haute pureté, sans formation
respectivement, de O 2 , ou de H 2 .
Remarque. L’inertie cinétique de l’eau vis-à-vis de l’oxydoréduction ne se limite pas aux
processus d’électrolyse. C’est une propriété générale qui se manifeste dans toutes les situations où
l’eau est en présence d’oxydants ou de réducteurs (cf. § 8.6 du livre CG/CS).
Ce qu’il faut retenir de l’exercice 9.14
z Une électrolyse permet de réaliser une réaction redox non thermodynamiquement favorable
(∆ r G > 0) grâce à l’apport d’énergie électrique du générateur.
z L’eau manifeste, pour des raisons cinétiques, une inertie qui se traduit par la nécessité
d’appliquer des surtensions notables, anodique comme cathodique, par rapport au potentiel
de Nernst, pour parvenir à l’électrolyser.
z En oxydoréduction, les aspects cinétiques sont déterminants.
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